INTERPELLES HIER A L’ASSEMBLEE NATIONALE : Bocary Treta et Sada Samaké nient l’évidence

C’est la politique de l’autruche, c’est-à-dire, refuser de voir la réalité en face, les choses telles qu’elles sont, que Bocar Treta, ministre du Développement rural et son collègue de la Sécurité intérieure, Sada Samaké se sont livrés hier jeudi face à l’Assemblée nationale.

 

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Jamais des questions orales à l’Assemblée nationale n’avaient suscité autant  » d’empoignades »et de « griefs » entre député interpellateur et membre du gouvernement interpellé. Hier jeudi 2 juin, Bocary Treta et Sada Samaké, respectivement ministre du Développement rural et de la Sécurité intérieure étaient à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions orales à eux adressées par le député Oumar Mariko.

Le moins que l’on puisse dire, aux termes des échanges, les ministres n’étaient pas à l’aise, dans leur assiette diraient d’autres. Cela s’est traduit par l’incapacité des deux membres du gouvernement à donner des réponses claires et nettes aux questions posées par le député du parti Sadi. Si Bocary Treta a reconnu qu’il n’ y pas eu d’engrais frelatés importés au Mali, il n’a cependant pas convaincu au sujet du contrôle de ces engrais. Idem sur l’accaparement des terres par un opérateur économique en zone Office du Niger.

Avec Sada Samaké, le dialogue a été plus tendu. Apparemment, les questions de sécurité, de passeport, syndicat et d’élèves commissaires, sont des sujets qui fâchent pour le général Sada Samaké. Et pourtant, ce sont des sujets qui, au-delà du député, intéressent tous les Maliens sans exclusif. Les autorités, y compris le ministre Sada Samaké, doivent savoir que les Maliens, peinent, souffrent, voire sont souvent humiliés, lorsqu’ils cherchent une carte d’identité ou un passeport.

Sada Samaké et Bocary Treta n’ont pas donné des réponses précises et claires laissant sur leur faim les nombreux Maliens qui les suivaient sur leur petit écran et l’occasion à l’honorable Oumar Mariko de revenir encore une fois à la charge, alors que les ministres Treta et Samaké avaient là l’occasion en or de « clore » ces dossiers sulfureux ou « compromettant ».

source : Bamada.net

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