IBK A LA TETE DU MALI : Quand l’éléphant accouche d’une souris

Aujourd’hui, la déception du peuple malien est pire que celle qu’on manifeste quand son éléphant accouche d’une souris. Il est temps que les dirigeants maliens sachent que nous n’aimons personne ; on aime que le Mali et c’est à travers le Mali qu’on peut vous aimer. Quand quelqu’un fait semblant d’aimer le Mali pour nous berner, il nous trouvera sur son chemin.

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Tous ces présidents soient disant démocrates qui ont tenté le coup ont compris très tard qu’en réalité, derrière vive le président se cache vive le Mali. C’est pourquoi à chaque fois qu’ils ont maltraité le Mali, le peuple les a réservés une fin malheureuse de leur mandat par la grâce de Dieu. Au lieu de  sortir par la grande porte, ils sortent tous humiliés pour l’éternité.

Le peuple malien aspirait à la restauration de l’autorité de l’Etat, à la fin de l’anarchie, à la paix, à l’amélioration de ses conditions de vie, mais rien de tout cela ne fut réalisé contrairement aux slogans de campagne du président IBK.

Nous avons voté massivement pour vous, jeunes, femmes et vieillards et  nous vous avons donné une majorité confortable, mais la montagne a accouché d’une souris.

De la mauvaise gestion de l’affaire Amadou. Haya Sanogo en passant par la démission du Premier ministre Oumar Tatam Ly; la débâcle de l’armée à Kidal ; l’achat de l’avion présidentiel ; le scandale du marché des armements militaires. La liste est loin d’être exhaustive. Ce chemin ne fera pas l’honneur du Mali ni le bonheur des Maliens.

De déception en déception, mais à chaque fois, on vous fait profiter du bénéfice du doute car vous avez hérité d’une situation catastrophique. Mais Monsieur le Président, trop c’est trop. La dernière mission du FMI a élucidé le peuple  sur l’amateurisme  de votre gouvernement et le manque de contrôle interne de l’action gouvernementale.

Comment un Etat peut se permettre de signer un contrat aussi important qu’est  le contrat d’armement sans  avoir fait au préalable une étude des prix afin d’avoir une idée approximative du coût. Cela n’est pas possible soit c’est prémédité soit de l’amateurisme gouvernemental. Dans tous les cas, je suis désolé et tout le peuple malien avec moi.

Le manque de communication au sein d’un gouvernement dénote l’existence de situations malsaines dont on veut cacher au peuple. Aucun gouvernement non sérieux ne peut régulièrement communiquer avec son peuple.

Monsieur le Président, si vous avez été surpris par tous ces disfonctionnements comme vous le dites, il est temps de vous ressaisir si non nous ne sommes plus prêts à vous faire de cadeaux. Si vous n’êtes pas complice de tous ces disfonctionnements, pourquoi ne pas en informer les Maliens et sanctionner les fautifs ? Cette tolérance à l’extrême n’est pas ce que vous nous avez promis.

Ce chemin ne fera pas l’honneur du Mali ni le bonheur des Maliens. Pour moi, vous êtes en train de distraire les Maliens par un semblant de rigueur alors que c’est le contraire qui se passe au sommet. A chaque fois qu’une affaire éclate,  vous  asseyez de distraire les gens  avec des situations folkloriques comme les poursuites de juges, problèmes fonciers, contrôle physique et autres faits qui n’aboutissent jamais. Il est temps de cesser de berner le peuple au risque de provoquer un soulèvement populaire et de faire face à la colère de Dieu. Monsieur le Président, la balle est dans votre camp, à vous de jouer.

On reconnait que vous avez beaucoup fait pour redorer l’image du Mali; pour trouver des financements et des projets pour le pays notamment les moissons de votre  récente mission en Chine. Comme vous le savez plus que moi la gestion du pays ce n’est pas « jakuma ya aka gninè minè a ya doun ». Si vous ne veillez pas sur certaines choses tout risque de tomber à l’eau. Le peuple a tellement cru en vous  que votre échec signera la mort de l’homme politique pour au moins 30 ans.

 DOUMBIA MAMADOU  

 

Professeur de Math au L.B.A.D

Source: L’Inter de Bamako

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