IBK à Koulouba : Bienvenue à la bourgeoisie arrogante

Il y a un, soit quelques minutes après l’investiture du président IBK, un site malien d’informations générales, la plume d’un  journaliste prédisait le train de vie élevé de l’Etat sous IBK, la mauvaise gouvernance, les inégalités, etc. Un an après, l’histoire semble donner raison à l’auteur de l’article, que nous reproduisons. Avec son train de vie extravagant, son mépris pour les classes moyennes et son allure de dictature, Ibrahim Boubacar Keïta s’installe à la tête du Mali pour cinq ans. Adieu désormais aux contradictions, à la modestie financière au sommet de l’Etat, mais aussi et surtout à la justice sociale et à l’égalité des chances. Explications.

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L’un s’en va, l’autre revient. Voici comment peut-on schématiser la passation de service aujourd’hui entre Dioncounda Traoré, sortant, et Ibrahim Boubacar Keïta. Comme pour dire que c’est la tête de la Première institution du pays qui change, mais le système va rester. Et bienvenue à ATT II.  Le vote des Maliens en faveur du candidat du RPM pour le porter au pouvoir est à respecter. Mais lorsqu’il s’agit de pousser l’analyse de manière objective sur les capacités réelles d’IBK à apporter un vrai changement au Mali, il ne faut s’attendre à aucun miracle.

IBK à Koulouba, c’est bienvenue à la bourgeoisie arrogante. Car, au moment où l’écrasante majorité des Maliens n’ont pas à manger trois fois par jour, le nouveau président n’aura aucune honte à s’offrir un train de vie de Pacha. Son passage à la Primature entre 1994 et 1999 en est une illustration parfaite. L’affaire des trente Renaults Safrane achetées pour le gouvernement en pleine crise financière reste encore dans les esprits. Sa mandature à l’Assemblée nationale en tant que président, a confirmé la donne, où il a bombardé les députés avec des indemnités faramineuses sous le prétexte méprisable que «l’élu du peuple doit être dans les conditions». Qu’attendre d’un tel président qui pense que les dirigeants méritent plus les bonnes conditions que le peuple ? Absolument rien !

IBK à Koulouba, c’est le pouvoir du plus fort sur le faible, et le clientélisme bon teint. Pour être promu, il faut appartenir à son camp. Et les cadres mis au garage quand il était président de l’Adéma en savent quelque chose. Entre 1994 et 1999, la démocratie était presque un système de parti unique, où l’adhésion à l’Adéma était la condition d’une promotion. Et la bassesse avait été poussée jusque dans les directions d’écoles fondamentales. Les victimes vivent encore. Les classes moyennes ne doivent rien attendre de IBK complice des privatisations à tour de bras qui ont appauvri des familles, contraint des jeunes à l’immigration, etc.

Silence et complicité avec Alpha et ATT

Quelle a été la réaction d’IBK quand ATT bradait l’Huicoma avec comme PDG Mme Touré Alima Traoré, épouse de Younous Touré de l’URD, à Aliou Tomota et coactionnaires ? Quel soutien ce pseudo-socialiste a apporté aux 200 travailleurs de l’Huilerie cotonnière du Mali licenciés pour avoir revendiqué leurs arriérés de salaires ? Pendant un an et un jour, ils ont élu domicile à la Bourse du Travail dans l’indifférence  manifeste d’IBK. Quel a été le soutien d’IBK aux victimes des retraits de parcelles par les maires et préfets à Bamako et dans la zone Office du Niger ? IBK en qualité de député a-t-il un jour demandé la transmission des rapports du vérificateur général à l’AN pour contrôle parlementaire afin qu’ils soient transmis à la juridiction pour que le peuple puisse recouvrer ses biens en argent et matériels volés ? Jamais ! Car il en a fait pire et il est le plus grand budgétivore du Mali. Quelle a été la réaction d’IBK quand nos frères militaires ont été assassinés à Aguel Hok et Kidal ? Rien, car il n’était pas au courant et préparait ses campagnes électorales.

Pour preuve, malgré ces crimes odieux, malgré la fuite des habitants du nord, malgré la menace de rébellion, il disait : «faut respecter le calendrier électoral !». Qu’est-ce qu’IBK sait de l’achat des armes pour l’armée pendant que des sommes d’argent à des coûts de dizaines de milliards sortaient du Trésor public. Pour les opérations ? Quelle a été la réaction d’IBK quand Alpha détruisait nos chars, BRDM et autres armes légères ? Pourquoi IBK a accepté le recrutement des rebelles avec leur grade de rebelle dans l’armée ?

Gare à vous, les hommes politiques, les journalistes, les syndicalistes travailleurs, étudiants, car IBK est un homme dangereux pour notre démocratie, notre économie ; bref, notre quiétude sociale, car il ne gère jamais les contestations et les doléances.

Tony CAMARA

SOURCE: Le Reporter

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