Gouvernement :« Le ministre Bathily déclare la guerre au ministre de la Justice et au PM »

Les Communales de dimanche dernier continuent toujours de faire des vagues comme dans les parutions de ce mercredi.

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On n’en retiendra que les résultats partiels du District de Bamako donnés tard dans la soirée d’hier et dont seulL’Indépendant s’est saisi. Le point focal de la presse, aujourd’hui, reste le ralliement à la cause de la paix au Mali par un groupe armé peul. Il sera complété par d’autres articles qui ont attiré notre attention.

  • Le Combat titre dans sa parution du jour : « Ralliement de l’ANSIPRJ au processus de paix : Bonheur ou inquiétude pour Bamako ? » Dans sa manchette le quotidien écrit notamment : « L’annonce faite le week-end dernier par les Responsables de l’Alliance Nationale pour la Sauvegarde de l’Identité Peulh et la Restauration de la Justice (ANSIPRJ), au sujet de leur ralliement au processus de paix en cours dans notre pays, doit produire un double effet chez le gouvernement de la République du Mali. Si cette allégeance, poursuit le journal, est à priori bien accueillie par Bamako en ce sens qu’elle fait un de moins au rang de ses adversaires sur la scène politico-militaire, elle n’exclut pas pour autant une montée d’adrénaline chez les caïds d’Ançar-dine qui pourraient, partant de là, multiplier d’ardeurs dans leurs velléités belliqueuses ».  Pour le président de l’ANSIPRJ, née il y a seulement six mois, l’alliance «est pour la stabilité du Mali, elle est pour l’intégrité territoriale du Mali ».  Pour Le Combat, « Ançar-dine et Al Mourabitoune ont plus à gagner dans la belligérance d’ANSIPRJ que dans son revirement spectaculaire à se ranger du côté de l’État malien ».
  • « La milice d’autodéfense peulh d’Oumar Aldjana dépose les armes », écrit Le Soir de Bamako. Le ˝Quotidien crédible˝ soutient que « la création de ce groupe politico-militaire a été motivée par le fait que nos autorités ont voulu jouer au ˝Sourd-muet˝ et essayant d’occulter les exactions que faisait subir l’armée malienne et les milices à dominance bambara sur les communautés peulh, du fait d’un amalgame des plus stupides qui voudrait considérer tous les peulhs comme des djihadistes du Front de Libération du Macina (FLM) de Amadou Kouffa ».
  • À l’image de son confrère LSDB, Nouvel Horizon titre : « Le mouvement peul de l’ANSIPRJ dépose les armes ». Le quotidien rapporte que le président du groupe d’autodéfense « a déclaré s’être rapproché du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA), du Congrès pour la Justice de l’Azawad (CJA) et de la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA). Ces trois groupes armés touaregs, poursuit le journal, qui ont tous une couleur tribale, appartiennent à la CMA, mais contestent l’hégémonie des Ifoghas en son sein ». Cette reddition de l’ANSIPRJ serait survenue, soutient Nouvel Horizon, après « plusieurs semaines de discussion avec des représentants de l’État ».
  • L’Indépendant se fait l’écho d’un séminaire sur l’agriculture au Mali et titre : « L’agriculture malienne au cœur d’une rencontre initiée par la Banque Mondiale ». Le quotidien nous apprend que « cette rencontre de haut niveau a regroupé de nombreux spécialistes du secteur agricole et de l’économie. Elle a permis de passer au peigne fin les potentialités agricoles de notre pays, de faire le point des perspectives d’évolution du secteur agricole et de l’élevage à l’horizon 2050, de discuter sur les défis à relever par le système alimentaire pour réduire la pauvreté et partager la prospérité ». Cependant, alerte le quotidien qui cite la Directrice du département de l’agriculture de la Banque MONDIALE, « l’agriculture africaine n’est pas à l’abri des changements climatiques. En effet, dit-elle, l’Afrique de l’ouest est une région hautement vulnérable, avec des réductions significatives dans la zone appropriée pour le maïs, le sorgho, le mil, l’arachide et les bananes. D’ici l’an 2050, il y a un risque de réduction de près de 50% des superficies appropriées pour la production de maïs ». Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’«il y aura une multiplication par quatre de la demande urbaine des produits alimentaires en Afrique en 2030 avec une demande croissance (te) pour les produits transformés ». Pour le cas spécifique du Mali, cette perspective est très sombre car, rapporte L’Indépendant, « l’agriculture est cruciale pour la croissance du Mali et dans la réduction de la pauvreté avec 37% du PIB (et) actuellement, l’agriculture représente 63% des emplois au Mali ». C’est pourquoi il est impérieux pour la représentante de la BM de saisir « trois opportunités pour relancer l’agriculture au Mali : la diversification de la production et les exportations ; la facilitation du potentiel de création d’emplois de l’agriculture, la croissance de l’agro-industrie et les chaînes de valeur et l’amélioration de l’efficacité des dépenses agricoles et rééquilibration des subventions ». Répondant à la représentante de la BM, la Secrétaire générale du ministère de l’Économie et des Finances a déclaré que même si « l’État a porté à 15% la part du budget octroyée à l’agriculture, l’aménagement des infrastructures agricoles est coûteux et l’État seul ne peut plus y faire face car ses moyens sont limités », souligne L’Indépendant. D’où la nécessité d’amener « le secteur privé à jouer un rôle crucial dans le financement de l’agriculture ».

 

  • Info Matin s’est également intéressé au domaine agricole à la faveur d’«un Forum de haut niveau » à Bamako autour de l’«accès à la terre agricole et au crédit » des femmes en vue de leur autonomisation. Il s’agit, précise le journal, des membres de « C-4 qui regroupent le Bénin, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad » pour le ˝projet partenariat pour le coton dans les pays du C4CP˝». Info Matin souligne que « Durant 4 jours de discussions et d’échanges, les participants auront à focaliser le débat sur les politiques et initiatives foncières existantes dans les pays C4 ; examiner les mécanismes d’accès aux crédits agricoles aux niveaux national et régional. De même ils auront à réfléchir sur les voies et moyens de rendre ces politiques et initiatives accessibles aux femmes impliquées dans la transformation du coton afin de proposer des stratégies pratiques aux institutions gouvernementales et régionales susceptibles de faciliter l’accès effectif à la terre et au crédit pour les femmes ». Pour sa part, rapporte Info Matin, la Directrice adjointe du Centre international pour le développement des engrais (IFDC) « a signalé que compte tenu de l’importance de la femme et de sa place stratégique dans le système de la culture du coton, le projet C4CP accorde un intérêt particulier à la promotion du genre dans le secteur de la culture du coton (d’où) la prise en compte de cette dimension genre dans l’élaboration des politiques et textes qui régissent le secteur agricole ».

 

  • « Le ministre Bathily déclare la guerre au ministre de la Justice et au PM ». C’est le titre qu’on peut lire dans les colonnes du quotidien Le Soir de Bamako qui écrit notamment dans sa manchette : « L’affaire judiciaire du célèbre chroniqueur, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath de la radio Maliba FM tend vers un bras de fer entre deux ministres du gouvernement Modibo Keita. Libéré sous contrôle judiciaire, Ras Bath vient de recevoir publiquement le soutien d’un autre ministre de la République. Pas le moindre, il s’agit de son père, Mohamed Aly Bathily, ministre des domaines, des affaires foncières et des cadastres. Ce dernier a enfin brisé le silence en apportant son soutien au chroniqueur. Une manière de dénoncer la cabale judiciaire dont fait aujourd’hui l’objet son fils, et déclare du coup la guerre à son homologue de la justice, garde des Sceaux, et au Premier ministre ». Dans une déclaration que rapporte le quotidien, le ministre Bathily aurait affirmé : «  Ras Bath est mon fils, il est citoyen malien. Personne ne peut l’empêcher de mener son combat pour le Mali ». Et LSDB de conclure que « Bathily se désolidarise de l’action gouvernementale au profit de son fils. Du côté du gouvernement, poursuit le journal, la cohabitation sera désormais difficile entre ces personnalités ».
  • « Le Gouverneur Ami Kane a proclamé hier tard dans la nuit les résultats officiels des communales du dimanche 20 novembre », écrit L’Indépendant qui donne la liste des partis vainqueurs dans le District de Bamako :

Commune I : 1er RPM : 7 598 voix soit 13 conseillers

Commune II : 1er RPM/CODEM : 9 127 voix soit 19 conseillers

Commune III : 1er ADEMA-PASJ : 12 conseillers élus

Commune IV : 1er Yéléma : 6 139 voix soit 9 conseillers

Commune V : 1er RPM 12 conseillers

Commune VI : 1er URD 6 859 voix soit 8 conseillers ».

Source : Maliactu.info

 

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