Gouvernance d’IBK : Faute de résultats et si sa démission était la meilleure solution pour le Mali

« Il n’est de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va », nous enseigne le philosophe Sénèque. Faisons donc l’évaluation des promesses contenues dans le discours de prestation de serment du président Ibrahim Boubacar KEITA pour être situé par rapport à son bilan. I.B.K a dit qu’il faut encore compter avec le Mali, car il est désormais assis sur un socle de légitimité avérée et en acier trempé. Il faisait allusion au déplacement fait par son adversaire au 2ème tour des élections présidentielles pour le féliciter. Pour lui, ce socle devrait être le départ du renouveau du Mali dans tous les domaines.

president ibrahim boubacar keita ibk discours investiture cour supreme main levee je jure devantDEUX ANS APRÈS, QU’EST DEVENU CE SOCLE ?

Les Maliens s’attendaient à une réhabilitation du Mali sur la scène internationale, la lutte contre la corruption, la mobilisation des talents indispensables pour le développement socio-économique du Mali. Le peuple malien s’attendait à la prise en compte des Conseils du président Idriss DEBY ITNO prodigués lors de la cérémonie d’investiture du 19 septembre 2013.

Ce jour là, le président Idriss DEBY lui a dit d’associer le camp adverse à la gestion du pouvoir. Ce jour là, la main sur le cœur, Idriss DEBY a expliqué qu’il a tenté de gérer seul un pays sortant d’une crise. Le résultat a été selon lui un échec. Si I.B.K veut tenter la même chose, il va échouer.

Signalons que les slogans de campagne préparés et diffusés par « Vaudou Communication » appartenaient au président Alassane Dramane OUATTARA de la Côte D’Ivoire. Ces slogans  étaient porteurs d’espoir pour le peuple malien. C’est pourquoi le paysan qui n’avait jamais voté de sa vie a voté pour la première fois le 13 juillet pour le candidat IBK.

L’éleveur pour lequel la politique n’est qu’une perte de temps et truffée de mensonges a cru en IBK pour cette élections présidentielle. Le dioula de colas a mobilisé tout son groupement pour soutenir le candidat digne de confiance parce qu’il misait sur  le Mali d’abord, et parlait de dignité et d’honneur des Maliens.

Jamais un président n’avait atteint un tel score (78%) dans une élection présidentielle de l’ère démocratique en Afrique.

LE RENOUVEAU ATTENDU EST-IL ARRIVÉ ?

La gestion de la crise du nord,  au bout de trois mois, pour laquelle les citoyens ont voté IBK en juillet et Août 2013 n’a pas eu lieu. Avant de prendre les rênes du pouvoir, en septembre 2013, Kidal était malien. Neuf mois après son investiture, le Mali a perdu cette partie du pays.

L’auteur de cette situation n’est autre qu’IBK, même si après il a fui ses responsabilités en se référant à son discours du 19 mai 2014, relatif à la tentative d’assassinat de son ancien premier ministre Moussa MARA par les groupes armés lors de sa visite à Kidal le 17 mai 2014. IBK a dit ce jour là que 1500 militaires sont en partance pour Kidal et qu’ils y resteront pour de bon. Requinqué par ce discours du président de la République, le peuple malien a retrouvé sa fierté et sa dignité. La suite est connue : l’attaque du 21 mai 2014 des groupes armées par les FAMA à Kidal a été une partie sanglante. Des militaires ont été faits  prisonniers et beaucoup de matériels des FAMA saisis par les groupes armés.

Pour parer à la situation au plus pressé, IBK a prié le président mauritanien dont le pays sert de base arrière pour le MNLA, de négocier une paix après la défaite des FAMA et signer cet accord de cessez-le-feu en lieu et place. Ce jour-là, le peuple malien a eu honte. Cette défaite des FAMA, a sonné le déshonneur du peuple malien. Après ce revers militaire, ni IBK ni le premier ministre de l’époque, Moussa Mara, n’ont pas eu le courage de s’assumer : ils ont cherché d’autres bouc-émissaires.

EN TANT QUE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, JE M’ATTELLERAI A RESTAURER L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

L’impunité est devenue une religion sous le régime d’IBK. Sur deux cent dossiers traités par le vérificateur et la CASCA et transmis au président de la République, seuls 10 ont été transmis à la justice. Des enquêtes sont mises en marche par rapport à chaque scandale, sans donner de résultats. Le cas des engrais frelatés et la désignation des responsables hauts perchés de la débâcle des FAMA le 21 mai 2014 à Kidal sont les deux  dossiers souvent cités par les populations et la classe politique.

S’y ajoute, la question des droits de l’homme. Jamais les droits de l’homme n’ont été aussi bafoués au Mali que sous le régime d’IBK.  Suite à la crise du Nord, la dignité humaine au Mali a été systématiquement bafouée. De nombreux cas de viols ont été perpétrés sur les femmes par les groupes armés qui  ont été amnistiés  à la veille de la signature de l’accord d’Alger. Au nom d’un pseudo charia, des mains ont été aussi coupées. Les auteurs de ces exactions courent toujours, étalant au grand jour la faiblesse du pouvoir central. Ils continuent à narguer le peuple malien.

LA CORRUPTION EST DEVENUE LA PREMIÈRE ENTREPRISE DU MALI

Les scandales financiers sous IBK ont été tels que la notion de ma « Famille et Proches » est rentrée dans le jargon populaire.

Parmi ces scandales, figure en premier lieu l’achat de l’avion présidentiel dont le prix réel n’a jamais été connu officiellement. Du  président IBK à Moussa MARA en passant par  Fily BOUARE ou Soumeylou Boubèye MAÏGA, chacun a avancé un prix. Après ce premier scandale, celui relatif à la surfacturation de l’équipement militaire à des dizaines de milliards de francs CFA a rejoint la marche par la faute de ses proches. Comme pour signifier que nous sommes venus pour rattraper le temps perdu dans l’acquisition de biens mal acquis.

Tous ces détournements peuvent-ils se passer à l’insu d’IBK ? Faux, rétorque Soumeylou Boubèye MAÏGA. IBK a été informé sur le déroulement du processus   du début à la fin. Certainement, c’est l’ancien ministre de la défense qui a eu raison.

Les FRUITS N’ONT PAS TENU LA PROMESSE DES FLEURS

Ensuite vient le scandale des engrais frelatés, comme pour poignarder le monde rural dans le dos du fait de l’arrogance des responsables chargés de veiller sur les intérêts de ce monde qui représente plus de 80% de la population malienne. Les paysans ont fini par comprendre que les slogans de campagne du vieux lion de Sebeninkoro n’étaient que de la poudre aux yeux. Peut-être c’est la raison pour laquelle des associations comme anfilila, an torola, mali té tila, faden sako etc…ont vu le jour  pour servir de sentinelle contre ces dérives.

La découverte de ce nouveau scandale a coïncidé avec la signature de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation, le énième accord du genre. La différence avec les autres accords qu’IBK a eu à critiquer à plusieurs occasions lorsqu’il était président de l’Assemblée Nationale, c’est que cette fois-ci, il divise le Mali en deux territoires. Celui du sud et celui de « l’AZAWAD ». Pour mieux convaincre  de ce fait, voyons les caractéristiques de ces deux territoires.

Le premier territoire est celui de la république du Mali du  sud composé  de 6 régions à savoir : Kayes, Koulikoro, Bamako, Sikasso, Ségou et Mopti jusqu’à la lisière du cercle de Douentza avec 14 millions d’habitants, couvrant une superficie de 500 000 km2 avec une densité de 28 habitants au km2.

Le deuxième territoire est celui de l’Azawad composé de 6 régions à savoir : Douentza, Gao, Menaka, Tombouctou, Kidal et Taoudenit avec 1,5 million d’habitants, couvrant une superficie de 750 000 km2 avec. Une densité de 02 habitants au km2.

Cet accord a aussi comme spécificité l’appartenance à chaque territoire d’une armée propre à lui qui ne peut pas fouler le sol du territoire voisin. La récupération de Kidal s’est soldée par la division du Mali en deux territoires, avec deux drapeaux, deux forces armées, deux administrations, entre autres.

Dans un autre pays, le fait est suffisamment grave et suffit pour que le président présente  sa démission officielle à la Cour Suprême du pays.

LA DÉMISSION DU POUVOIR CENTRAL, SUITE A LA PRESSION DE LA France ET DES NATIONS UNIES

Dans la résolution 2100, il était écrit noir sur blanc que la MINUSMA doit assurer la stabilité sur l’ensemble du territoire, lutter contre les terroristes et aider l’Etat Malien à étendre son administration sur l’ensemble des régions du Nord. Mais dans les faits, rien de tout cela n’a été constaté ni au niveau de la  lutte contre le terrorisme encore moins un quelconque  appui à l’Etat pour étendre son administration au Nord.

La tuerie des manifestants civils à Gao contre la création d’une zone de sécurité à Tabancort sans en informer le pouvoir central au préalable est un signe de manque de considération à l’endroit des autorités  de Bamako.

La MINUSMA continue à occuper notre territoire pour des perdiems sans pouvoir lutter contre les terroristes. Malgré la réserve de la COPAM à l’époque, le peuple malien a quand même accepté sa présence. Deux ans après, c’est ce que chacun constate

La MINUSMA n’est plus la solution mais le problème.

IBK  et son gouvernement  n’ont adressé que des vagues protestations à l’endroit de la MINUSMA.

La plateforme, à chaque occasion, n’a cessé d’alerter le peuple malien, les politiques, les militaires, la société civile à ouvrir les yeux et les oreilles face aux comportements de la communauté internationale. Mais hélas, IBK semble ne plus être la solution à la gestion de la crise du nord. Tout  comme la MINUSMA qui se borne à effectuer  quelques rares sorties. Comme pour dire que le maçon  lui-même se juge toujours à la tâche.

Durant ces deux ans de pouvoir, le peuple malien a connu la vraie face d’IBK.

FAUTE DE RÉSULTAT, IBK DEVRAIT-IL ENVISAGER UNE DÉMISSION POUR SAUVER LE MALI ?

Dans la situation générale où seulement 16,8% de la population pensent que le bilan d’IBK est positif, contre 83,2% qui le jugent négatif ou sans avis, on est en passe de penser au cas du Pape qui s’est déchargé de son pontificat marqué uniquement par des scandales dans l’Eglise Catholique. Si ça devrait être le cas pour IBK, voilà la lettre que le journal CARREFOUR lui propose pour ce faire.

BISMI’AHI RAHAMANE, RAHIMI Loué soit le Seigneur,

ALLAHOUMMA ÇALLI ALÂ MOUHAMMANNE WA ALÂ ÂLI MOUHAMMADINE WA SALLIM

Oui, louange à Dieu. Sans Lui rien ne sera.

Peuple du Mali

Il y a exactement deux ans et quelques mois, je prêtais serment devant le peuple malien, pour la charge de président de la république du Mali, avec la volonté ferme de sortir le Mali des ténèbres des nuits, de longues nuits noires. Aujourd’hui force est de reconnaître que mes capacités et ma détermination n’ont rien pu contre les forces du mal qui veulent anéantir le Mali de Soundiata, de Tiéba, de Babemba, des Askia, Koumi DIOSSÉ et d’Ambodedio.

1/ Considérant que vous, peuple du Mali, vous m’avez élu à 78% en me faisant totalement confiance, pensant que je suis la solution à tous les problèmes du Mali ;

2/ Conscient que seulement 16,8% de la population jugent bon mon bilan des deux ans passés à la tête de l’Etat ;

3/ Tenant compte de mon engagement pour traduire en réalité mes slogans de campagne à savoir l’honneur du Mali, pour le bonheur des maliens, le Mali d’abord ;

4/ Conscients des engagements pris pour lutter contre la fraude, la corruption, et la surfacturation et l’échec de cette lutte, faute d’avoir des collaborateurs loyaux ;

5/ Prenant en compte, le fait que la famille d’abord a primé sur le Mali d’abord, que le déshonneur du Mali a primé sur l’honneur du Mali ;

6/ Convaincu que l’Accord d’Alger pour la paix et la réconciliation que je considérais  comme une  solution aux crises répétitives dans les régions du Nord, a abouti à la division du pays en deux entités distinctes avec deux forces armées distinctes, deux administrations distinctes ;

7/ Constatant que la MINUSMA, force d’interposition venue pour aider à recouvrer l’intégrité territoriale du Mali, étendre l’administration et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble des régions du Nord par les Nations Unies du Mali, a trahi son mandat et ne répond plus aux missions à lui assignées ;

8/ Enregistrant avec regret le double langage de la France, dont les rafales ont fendu le ciel depuis la lointaine base de St DIZIER et les mirages 2000 venant de N’Djamena pour libérer le Mali des djihadistes en janvier 2013 ;

9/ Convaincus que l’accaparement sordide et effréné des biens de l’Etat est devenu la première industrie sous ma gouvernance dont notamment l’achat de l’avion présidentiel, la surfacturation dans l’achat des équipements marchands, le problème  soit disant de pénurie de passeport, problème de l’engrais frelaté etc.…

10/Reconnaissant le mérite de l’opposition constructive pour son courage et son diagnostic parfait de la mal gouvernance survenue lors de mon mandat ;

11/ Exhortant l’opposition constructive à persévérer dans sa quête d’informations vraies pour le bonheur et l’honneur des Maliennes et des Maliens.

12/ Convaincu que mes promesses de campagne sur Kidal n’ont pas été tenues et qu’au contraire Kidal a échappé au Mali depuis la débâche du 21 mai 2014 des FAMA ;

13 /Demandant à la Convention Pour la Majorité (CMP) à cesser de faire le griot ou le djéliba du président de la république désormais et d’avoir le courage de dire de lui la vérité en toutes circonstances ;

14/ Remerciant tous les collègues présidents en Afrique et dans le monde pour leur soutien total au Mali pendant la grave crise qu’il traverse ;

15/ Présente ma démission au président de la Cour Suprême à partir de ce jour et mois que ci-dessous indiqué pour prendre les dispositions constitutionnelles à cet effet.

16/ Présente mes excuses au peuple du Mali et à l’ancien président ATT mon jeune respectueux, tout en lui rappelant ce proverbe ; « un fardeau lourd pour le chameau ne peut être supporté par l’âne ».

Fait à Bamako, le jour, le mois et L’année que ci-dessous cités

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MAMADOU IGOR DIARRA LE MANAGER PAR EXCELLENCE DE l’HÔTEL DES FINANCES

Les services du Fonds Monétaire International ont séjourné au Mali du 02 au 16 septembre 2015. Les objectifs de ce séjour malien étaient doubles et avaient trait à la préparation de la quatrième revue du programme économique du gouvernement appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) approuvée en décembre 2013.

L’interlocuteur principal du FMI a été le Ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Igor DIARRA, nommé dans le 3ème gouvernement de l’ère IBK en janvier 2015.

Au début certains pensaient qu’il est le ventre mou du gouvernement de Modibo KEITA. Leurs argumentations se fondaient sur le fait qu’il n’avait travaillé dans l’administration malienne que pour un temps court en qualité de Ministre de l’Energie et de l’Eau sous le régime d’Amadou Toumani TOURE. Pour d’autres, cette expérience ne suffisait pas pour être au cœur des finances du Mali.

Ils ont oublié qu’il fait partie des grands banquiers du Mali. Sa riche  carrière a commencé à la Banque de Développement du Mali (BDM. Ensuite, il devient Directeur Général de la BIM – SA pour préparer cette banque à la privatisation. Pour ses qualités exceptionnelles, le président Touré lui fera appel pour diriger le département de l’énergie.  Avant d’être  appelé pour prendre les commandes de l’hôtel des finances, il était le directeur général de la Banque Of Africa.

Dès sa prise de fonction, il a trouvé des piles de dossiers entassées sur son bureau  de l’hôtel des Finances. Parmi ces dossiers urgents en instance, il y avait  les arriérés de paiements que le Mali devait depuis 2010 à certains bailleurs de fonds et une dette intérieure colossale. L’Etat malien était en train de courber l’échine dangereusement sous le poids des dettes   jusqu’à faire perdre la confiance des partenaires techniques et financiers.

Aussi la timidité de l’aide des partenaires traditionnels du Mali, faute de règlement d’arriérés commençait à jouer  de façon négative  sur les performances des projets et programmes financés par eux, qu’ils soient bilatéraux ou multilatéraux.

Les conséquences de ces manquements à l’exécution de ces accords de financement pouvaient être nombreuses et amener le pays à la cessation nationale de paiement. Cela veut dire que si l’Etat n’a plus d’argent pour régler ses comptes intérieurs et extérieurs, si le revenu en début d’année est inférieur à la dette de l’année précédente, alors l’Etat peut être en cessation de fonctionner et les malaises économiques, politiques, militaires et l’instabilité s’accumuleront. Pour que l’Etat s’en sorte, il y a une série  limitée d’options à envisager  dont les fondamentaux  sont :

– La déclaration de la faillite de l’Etat, ce qu’on appelle dans le jargon économique le « défaut souverain ». Il consiste à déclarer unilatéralement que l’Etat  cesse de payer ses créanciers, comme ça été le cas   en Argentine dans la décennie passée et le cas actuel de la Grèce.

Cette faillite de l’Etat peut avoir un très mauvais impact sur la confiance en l’économie du pays. L’une des conséquences est, pour les partenaires qui acceptent d’investir dans le pays, le coût  excessif des projets. Une croissance ralentie fortement et la détérioration des  relations avec les Institutions financières internationales. C’est la période  choisie par les finances internationales pour aller sur répondeur, sans même laisser de place pour la messagerie. Ce fut le cas lorsque Madame  BOUARE Fily Sissoko  était à la tête du  Ministère des Finances, où elle n’a géré que les désidératas et les humeurs d’IBK et non les procédures financières du Mali. Le  FMI, la Banque Mondiale et l’Union Européenne étaient tous sur répondeur.

Avec l’arrivée de Mamadou Igor DIARRA, le Mali a échappé à cette situation. Les recettes ont atteint les objectifs fixés par les partenaires, les dépenses ont été maîtrisées et les scandales financiers ont disparu totalement pour laisser la place à la transparence et au professionnalisme. Si jamais, Mme BOUARE Fily nous amenait dans ce gouffre, la  solution serait que l’Etat se dessaisisse de ses biens (Immeubles, réserves d’or, concessions minières etc…) en les vendant souvent à vil prix pour parer au plus pressé. Et, même cette solution ne ferait  que repousser l’échéance de l’inévitable K.O de l’Etat malien.

L’expertise, le savoir-faire, le franc parler reconnu en lui dans toutes les circonstances et la rigueur ont été depuis l’arrivée de Mamadou Igor DIARRA aux finances ses maîtres mots.

Le résultat est excellent, selon les experts du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. C’est pourquoi, il a reçu leur félicitation à la suite de leur mission de la semaine dernière. Notons que son succès est dû également à sa maitrise des questions financières, donc parfaitement   dans le parfum  du système des finances. Comme un pilote d’AIRBUS DREAME LINER, il navigue avec la commande automatique, basée sur des tableaux de bord lumineux et présentant des signes d’avertissement pour tel ou tel danger. Si cette expérience de Mamadou Igor DIARRA pouvait servir d’exemple pour les autres membres du Gouvernement dans leurs domaines respectifs, IBK pourrait se frotter les mains en 2018.

Bravo Igor et merci de nous avoir tirés d’affaire grâce à ta qualité de TOP MANAGER.

Badou S KOBA

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GOUVERNANCE POST-CRISE : Et si IBK était allé dans le sens des conseils du  président Idriss Deby ITNO

C’était le 19 Septembre 2013, devant une quarantaine de chefs d’état et de gouvernement que le tout nouveau président de la république du Mali en la personne d’IBK a été officiellement investi des charges de l’Etat. Parmi les invités présents, il  y avait le Roi du Maroc, sa majesté Mohamed VI ; le président français libérateur du Mali du joug des djihadistes et non de celui des terroristes ; le président tunisien, les présidents des pays de la CEDEAO, et de la CEMAC.

Quant à la portée des interventions des uns et des autres, celle du président Idriss Deby a été beaucoup acclamée pour deux raisons principales. La première raison est que ce sont les soldats tchadiens que les français ont mis à la pointe de la contre-offensive dans les montagnes et collines de Tegharghar. D’une manière héroïque, ils ont ouvert la voie aux français de l’opération SERVAL et tué des centaines de djihadistes donnant ainsi confiance aux Maliens et aux Français quant à la suite des évènements dans le Sahara.

La deuxième raison est le bon conseil prodigué au président IBK devant le peuple malien, les présidents d’Afrique quant à la gestion d’un pays sortant d’une crise comme ce que notre pays a connu. Voici  ce qu’il a dit en substance concernant la future gestion du Mali :

« Excellence   Monsieur le président IBK, monsieur Soumaïla CISSE a été votre adversaire au 2ème tour de l’élection présidentielle. C’est un cadre valeureux. Associez-le à la gestion et tous les autres pour reconstruire le pays. Si vous gérez seul, vous allez échouer. Au Tchad, nous avons tenté l’expérience d’une gestion solitaire, nous avons échoué ».

Le président IBK ne l’a pas compris. Il pensait qu’Idriss Deby voulait arrêter sa nouvelle politique d’exclusion d’après élection. « Ma famille d’abord, le Mali ensuite ».

L’histoire a vite fait de rattraper en deux ans seulement de gestion IBK. Il a retrouvé en face de lui les conseils du Président Idriss Deby.  Ses conseils du 19 septembre 2013 ont été pour IBK comme les excréments de l’hyène.  Plus ils vieillissent, plus ils deviennent blancs. Personne n’est tenu dans la gestion de faire ce qu’il est incapable de concevoir, mais, il peut tenir compte des expériences en cours, celles qui réussissent et qui sont conformes au programme projeté et celles qui échouent découlant d’un environnement appauvri et asséché.

Le Président Idriss Deby voulait que IBK fasse sienne cette fable en politique : « si vous mettez six abeilles et six mouches dans une bouteille que vous couchez cul vers la fenêtre, vous verrez que les abeilles ne cesseront pas de chercher à découvrir une issue à travers le verre jusqu’à ce qu’elles meurent d’épuisement ou de faim, alors que les mouches, en moins de deux minutes, seront sorties par le goulot de l’autre côté.

C’est l’amour pour la lumière et l’intelligence des abeilles qui causent leur perte dans cette expérience. Parce qu’elles imaginent apparemment que la sortie d’une prison doit se trouver là où la lumière est la plus vive, et elles agissent en conséquence et s’obstinent dans cette action trop logique. Pour elles, le verre est un mystère surnaturel qu’elles n’ont jamais rencontré dans la nature. Elles n’ont aucune expérience de cette atmosphère soudaine impénétrable.

Et plus leur intelligence est développée, plus cet obstacle paraîtra inadmissible et incompréhensible. Tandis que ces têtes de linotte de mouches indifférentes à la logique comme à l’énigme du verre, ignorant l’appel de la lumière, volent frénétiquement dans tous les sens et rencontrent la bonne fortune qui sourit souvent aux simples qui trouvent leur salut là où les plus intelligents périssent et finissent nécessairement par découvrir l’ouverture qui leur rend leur liberté ».

Il a donc fallu deux ans pour que la gouvernance d’IBK se rende compte de son échec pour projeter de prendre langue avec l’opposition constructive en vue de la formation d’un gouvernement de sortie de crise. L’annonce a été faite lors des cérémonies commémoratives des deux ans d’IBK à la tête du pays.  Si IBK est partant pour cette solution préconisée dès le jour de son investiture par le président Idriss Deby ITNO du Tchad, l’opposition doit saisir cette opportunité pour sauver le Mali.

Avec ce remaniement gouvernemental du 24 septembre 2015, il n’y avait aucune urgence pour cela. Il pouvait attendre pour faire d’une pierre deux coups : sortir les incompétents, faire entrer l’opposition et l’amour aux groupes armés des Régions du Nord

Mais attention comme on pouvait le présager, tout ce qui se dit dans le vestibule à Ségou ne se réalise pas. IBK doit dialoguer d’abord avec son oreiller avant de passer à l’acte de la création d’un gouvernement d’union nationale. Aussi, il doit comprendre que selon Marcus GAVEY, « le hasard n’a jamais encore satisfait les espoirs d’un peuple qui souffre ».

Badou S KOBA

Source: Delta News

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