Gestion du pouvoir : où en sommes-nous avec IBK ?

Le pouvoir, il l’a cherché et il l’a obtenu. Mais son début de quinquennat fut très mouvementé à tel point qu’il eût du fil à retordre. Pourra-t-il quand même résister à la tempête qui tente d’éclabousser son règne ? Deux ans de gouvernance, quel bilan à mi-parcours peut-on tirer ?

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Rappelons tout d’abord que le président IBK a été élu par plus de 77% des Maliens qui estimaient qu’il était un homme à poigne, l’homme qu’il faut pour relever le Mali. Mais très rapidement, ils ont déchanté. Du coup, la cote de popularité d’IBK est en chute libre. D’abord à cause de la «famillecratie» qu’il a installée au sommet de l’Etat. Jamais depuis l’indépendance de notre pays, la famille d’un président n’a joué un rôle aussi prépondérant dans les affaires publiques, en si peu de temps. À la Présidence de la République (y compris à l’Etat-major particulier), au gouvernement et à l’Assemblée nationale, ce sont des pans entiers de la puissance publique qui ont été confiés aux membres du clan présidentiel.

 

Autre fait décrié aujourd’hui par les populations, le tâtonnement dans la gestion de la crise du Nord. À noter que l’accointance de son parti, le Rpm, lors des législatives avec les rebelles du Mnla, aurait jeté un discrédit sur ses réelles ambitions d’en découdre avec ces bandits armés et leurs acolytes jihadistes et narcotrafiquants. Du coup, la «libération» des trois régions du Nord du Mali, notamment de Kidal, des mains des forces obscurantistes incarnées par Aqmi, Mujao, Ançar Dine, Mnla et d’autres du genre, est et demeure un gros problème pour IBK. Comment va-t-il se tirer d’affaire et remettre le Mali sur de bons rails ? La question reste posée.

Comme cela ne suffisait pas, l’affaire Tomi et celle relative à l’achat d’un nouvel avion pour IBK et autres sont venues corser l’addition. À tout cela, s’ajoutent les derniers événements survenus à Anéfis avec la gifle infligée par la Plate-forme, notamment le Gatia, aux rebelles de l’Azawad. Autant dire qu’avec IBK, en deux ans de gouvernance, les événements se succèdent et ne se ressemblent pas, mais ils ont un point commun : ils sont tous malheureux.

Le président a donc trop de problèmes. Est-il déjà fatigué ? Nous n’osons pas le croire et espérons qu’il a encore de la ressource pour rebondir et aller à  l’essentiel en faisant en sorte que le Mali retrouve sa place dans le concert des grandes Nations de notre planète.

Bruno E. LOMA

 

Source: Le Reporter

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