Focus : Devoir de vérité

L’Union européenne et le Mali ont signé un accord, diffusé le 11 décembre dernier sous la forme d’un communiqué, visant à lutter contre les « causes profondes de la migration irrégulière » et à « favoriser le retour, la réadmission et la réintégration des migrants en situation irrégulière». Les domaines prioritaires sur lesquels les deux parties envisagent de renforcer leur collaboration sont, entre autres, la gestion des frontières et un meilleur contrôle du territoire et, l’accompagnement des retours d’Europe des personnes en situation irrégulière… C’est une première.

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Depuis l’annonce de cette signature, la polémique ne cesse d’enfler au sein de l’opinion nationale. Des organisations de la société civile et des partis politiques dénoncent ce document sur l’immigration. Au-delà de ce qui peut paraître comme de simples dénonciations, les autorités maliennes sont aujourd’hui pointées du doigt. Elles sont accusées d’avoir cédé à la pression extérieure là où les intérêts de millions de Maliens sont en jeu.

En réalité, il ne s’agit pas simplement des intérêts, il est surtout question de l’honneur et de la dignité de nos compatriotes.

Mais du côté du ministère des affaires étrangères, l’on dément la signature de cet accord sur l’immigration. Toutefois, le département n’apporte aucun élément de preuve pour convaincre l’opinion. C’est pourquoi, une clarification s’impose à Bamako autour de cette affaire. Pendant que, hier à Paris, le secrétaire d’Etat français aux affaires européennes, Harlem Désir, a annoncé (devant le Sénat) la signature d’un accord sur la migration avec le Mali, ici le gouvernement s’emmure dans un silence coupable. Or, il a l’impérieux devoir, voire l’obligation, de DIRE LA VERITE AUX MALIENS.

CH Sylla

Source :L’ Aube

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