Fin des États généraux du réseau des CENTIF de l’UEMOA au Mali : Dr Boubou Cissé, Premier ministre du Mali, promet d’assécher les sources de financement des terroristes

En date du vendredi 6 décembre, l’hôtel Azalai Salam de Bamako a couvert la cérémonie de clôture des États généraux du réseau des Cellules nationales de traitement des informations financières des pays membres de l’UEMOA. Pour ainsi mettre fin aux trois jours de travaux animés par des participants africains, le PM Boubou Cissé a, au nom du Mali, tenu un discours d’engagement et de compliment pour la qualité des recommandations relevées par les participants.

 

En prélude, le chef du gouvernement malien Boubou Cissé montre, via son discours, a souligné l’honneur et l’importance pour le Mali d’avoir accueilli les participants après la création des CENTIF dans l’espace de l’UEMOA. Cette rencontre de Bamako avait pour objectif la tenue des états généraux de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

À cette occasion, le PM Boubou a été on ne peut plus clair : « Cette rencontre qui s’est voulue un cadre de réflexion sur l’état des lieux de la lutte contre la criminalité financière ambitionne de répondre plus efficacement aux besoins de gouvernance et de sécurisation de l’environnement économique, financier, social pour le développement durable de nos États ». Pour lui, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constituent deux fléaux qui anéantissent les efforts des États à pouvoir bâtir une économie régionale forte et à assurer le mieux-être « à tous et à chacun ».

Trois jours durant, les débats se sont poursuivis au sein de quatre groupes composés, à cet effet, des différents participants venus de pays africains.

À la fin des travaux, Boubou Cissé s’est adressé aux experts en appréciant la teneur de leurs recommandations : « De vos échanges, se sont dégagées des recommandations pertinentes dont leur mise en œuvre est d’une priorité absolue pour nos Etats. »

Selon le PM malien, les objectifs fixés par le réseau des CENTIF sont concomitamment atteints. Cela pourra rendre plus dynamiques et efficaces les actions ultérieures.

Cette cérémonie de clôture a servi de cadre pour Dr Boubou Cissé de rassurer les participants : « Je note ces recommandations avec beaucoup d’intérêts et je m’engage à vous accompagner pour leur prise en compte effective par les États membres de l’Union (UEMOA) ».

En matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, M. Cissé annonce avoir trouvé « assez pertinentes » les réformes proposées par les participants à l’issue de cette rencontre. Cela, nous édifie-t-il, d’autant plus que les processus d’évaluation mutuelle des dispositifs des membres du réseau des CENTIF ont clairement montré que ces États restent encore vulnérables à la criminalité transfrontalière.

Aux dires de Boubou Cissé, le document contenant des recommandations issues de ces trois jours de travail sera « effectivement transmis » aux plus hautes autorités de l’espace communautaire de l’Union économique et monétaire Ouest africain (UEMOA).

Boubou Cissé a également rassuré que les participants disposeront de moyens utiles pour mieux appréhender les phénomènes de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme avec pour finalité d’assécher « définitivement » les sources de financement des criminels.

La compréhension du discours fait noter que cette criminalité transfrontalière organisée est une question stratégique qui requiert des « solutions concertées et immédiates ». En vue de trouver un remède à cela, le PM estime qu’il faut l’union des forces des Etats membres de l’EUMOA. Cela, dit-il, dans le but d’atteindre les objectifs d’émergence et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Le discours de promesse et de remerciement des participants du Premier ministre malien s’est achevé par ces propos : « Par la qualité des recommandations relevées, les différents participants ainsi que les partenaires techniques venus des pays membres de l’UEMOA ont montré que l’Afrique regorge de ressources humaines assez outillées pour mener à bien la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ».

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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