Fin de la visite du président Keita au Zimbabwé : UNE AMITIE QUI DATE DES ANNEES DE L’INDEPENDANCE

  robert mugabe president zimbabwe Ibrahim Boubacar Keita ibk president malienLa visite au Zimbabwé du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, s’est achevée hier. Avant de quitter Harare pour se rendre dans la forêt classée de Victoria, les présidents Keïta et Mugabe ont fait une déclaration à la presse au cours de laquelle ils ont réaffirmé leur détermination à renforcer les liens de coopération entre les deux pays.
Robert Mugabe s’est dit honoré de la visite de son homologue malien au Zimbabwe et rappelé que les relations entre son pays et l’Afrique de l’ouest remontent à la période des présidents Modibo Keita du Mali, Kwamé N’Krumah du Ghana, Sékou Touré de la Guinée qu’il considère comme des pères fondateurs du panafricanisme.

Pour sa part, Ibrahim Boubacar Keita a salué en Robert Mugabe un grand leader qui se soucie non seulement de son pays mais aussi de l’Afrique toute entière. « Monsieur le président, ce qui compte, c’est comment votre peuple vous sent. Comment il vous estime. Comment vous travaillez pour lui », a-t-il indiqué ajoutant que tout le Mali est fier de sa visite au Zimbabwé.
Par ailleurs, le président Keita a rappelé que le peuple malien avait fortement apprécié le discours remarquable du président Mugabe lors de la cérémonie de signature de l’accord pour la paix et la réconciliation le 15 mai dernier à Bamako. Il a assuré que le président Mugabe, connu pour son combat pour l’Afrique, avait beaucoup de fans au Mali, notamment des jeunes leaders comme le député Oumar Mariko ou encore l’écrivain Aminata Dramane Traoré.
Sur la question d’un confrère zimbabwéen sur la tentative d’arrestation du président soudanais, Omar El-Bechir, lors du 25è sommet de l’Union africaine à Johannesburg, le président Keita a expliqué qu’ « en Afrique, il y a des choses qu’il faut peut-être améliorer. Mais nous devons régler nos affaires en Afrique et nos peuples sont les seuls juges de ce que nous faisons. Ils sont les seuls à pouvoir juger un dirigeant africain. Et surtout des leaders du monde ont fait des choses que le monde entier a vues, mais ils n’ont jamais été inquiétés. Et là, on doit se poser la question. La balance doit être équitable. C’est pour ça que cela peut être crédible sinon on est en droit de se poser la question de l’équité ». Robert Mugabe a réagi en estimant que l’Afrique devait « créer sa propre Cour pénale pour juger des criminels comme George Bush et Tony Blair ».
Auparavant, le président Ibrahim Boubacar Keita avait rencontré les Maliens de Harare pour leur souhaiter bonne santé et plein de réussite dans leurs entreprises. Nos compatriotes ont assuré au président de la République qu’ils n’avaient aucun problème avec les autorités zimbabwéennes. La plupart d’entre eux sont des commerçants et des travailleurs des mines.
Envoyé spécial
M. KEITA

source : L’Essor

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