Esseule, trimbale, trouble et dépasse par les évènements : Ibrahim Boubacar Keïta demande de l’aide !

C’est un sale temps pour IBK, le RPM et la majorité présidentielle, pourrait-on dire. Un président de la République esseulé, trimbalé, troublé et dépassé par les différents évènements (la sanglante répression –trois morts- de la marche pacifique des jeunes de Gao qui ne réclamaient que leurs droits, l’attaque du camp de Nampala qui a fait plus de 20 morts et des dizaines de blessés, pour ne citer que ces deux récents faits).

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Une armée en délinquance et minée par la corruption avec des soldats dont le moral est au talon. Un parti présidentiel, le RPM, en lambeaux à cause des différentes querelles de leadership, en perte de vitesse sur l’arène politique avec la récente dégringolade suite à l’élection législative partielle de Baraouéli où le candidat du RPM est tombé face à celui de l’Urd, sa rivale et celui de l’Adema.

Lesquels vont s’affronter au second tour. Une majorité présidentielle (MP) amorphe, sans initiative qui prend déjà des coups après l’annonce faite par la direction du parti Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba). Ce parti politique, non les moindres sur l’échiquier politique, est sur le point de claquer la porte de la majorité.

Si ce n’est déjà fait du moins si l’on a croit aux propos des responsables du parti. Qui, au cours d’une conférence de presse, ont dénoncé les tares de la MP. Une MP qui ne répond plus aux valeurs et principes qui ont été à la base de sa création. Elle se démarque peu à peu des préoccupations réelles des maliens, selon les responsables de l’ADP-Maliba.

Le tableau ces temps-ci est sombre pour le chef de l’Etat, IBK qui, même s’il ne le dit pas, est troublé. Esseulé, il a demandé de l’aide.  « Nous avons besoin de solidarité vraie et non mégotée”, a lancé le président de la République, IBK lors de la cérémonie d’hommage aux soldats tués à Nampala.

D’abord, en ce qui concerne l’élection législative partielle de Baraouéli, les observateurs soutiennent que ce sont les prémisses de la chute du président IBK et de son parti. Ainsi, pour éviter les surprises, le président de la République doit changer sa manière conduire les affaires du pays afin d’avoir l’estime et la confiance du peuple sinon il sera déçu, très déçu de son score aux prochaines élections présidentielles de 2018. A bon entendeur salut ! Pour un autre c’est un séisme politique.

En temps normal quand le grand parti au pouvoir tombe dès le 1er tour d’un scrutin ça sent quelque chose, à savoir l’indicateur de la chute du géant au pied d’argile. C’est le ton qui est donné pour les futures élections à venir.

En avouant son impuissance, dans un  discours à la fois plein d’émotions, de colère et de résignation, IBK a déclaré « Jour et nuit, je remue terre et ciel à dire à nos amis que l’arme aérienne est nécessaire pour notre défense. Nous ne sommes pas fabricants d’armes. Nous avons besoin de solidarité vraie et non mégotée ». Si les amis ne viennent pas au secours, il faut voir ailleurs. Il faut changer d’amis. Ce n’est pas interdit.

M.M.B

Source: L’Humanité

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