Entrepreneuriat et emploi au Mali: Choguel Kokalla Maïga lance les Etats généraux de la formation professionnelle et de l’insertion

Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga a procédé, hier jeudi 29 juillet, au lancement des Etats généraux de la formation professionnelle et de l’insertion. Selon le Chef du gouvernement, la formation professionnelle constitue un levier important de développement socio-économique du pays.

 

C’est dans un contexte marqué par la crise sécuritaire, sanitaire voire économique que ces Etats généraux de la formation professionnelle et de l’insertion ont débuté hier. Ils sont consécutifs à l’installation de nouvelles autorités au Mali, s’étendent sur deux jours (les 29 et 30 juillet) et regroupent les acteurs du secteur, les représentants de l’Etat et les collectivités.

L’objectif ultime est, selon Bakary Doumbia, le ministre de l’Entrepreneuriat national, l’Emploi et de la Formation professionnelle, de  » réduire progressivement le taux de chômage des jeunes en renforçant leur employabilité, en développant des corps de métiers : le BTP, l’hôtellerie, l’agroalimentaire « . Cela, en lien avec les chaînes de valeur de la production à la commercialisation en passant par la transformation pour faciliter leur insertion professionnelle et assurer le développement du secteur privé, avec la mise à disposition d’une main d’œuvre hautement qualifiée.

 » Une gestion transparente « 

François Tirot, Chef de file des Partenaires techniques et financiers du secteur, a affirmé que ces états généraux sont une occasion de poser les jalons pour réformer et moderniser les dispositifs de formation inclusive avec une réponse cohérente, concertée, globale et locale. Il a prôné une  » gestion transparente du secteur et une bonne gestion des ressources mises à disposition « , tout en réitérant le soutien des Partenaires techniques et financiers. Il a aussi plaidé auprès du Premier ministre pour qu’un effort budgétaire soit fait en faveur du secteur dans le cadre de la loi de finance.

 » La formation professionnelle constitue un levier important de développement socio-économique du pays « , a déclaré le Chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, rappelant la volonté gouvernementale de  » hisser le message de la formation professionnelle et l’insertion au cœur de toutes les actions de développement « . Cela afin  » de donner de l’espoir à la jeunesse anxieuse de son avenir « .

Des recommandations attendues

Les documents pragmatiques de référence pour le développement du capital humain sont, selon lui, le cadre stratégique pour la relance de l’économie et de Développement Durable (CREDD 2019-2023), le PRODEC II et les Objectifs du Développement Durable à l’horizon 2030. Toute chose qui sous-entend une formation de qualité privilégiant les filières techniques et professionnelles, offrant plus de perspectives d’emplois pour les jeunes. Il estime que le développement du capital humain s’est avéré comme un moteur incontournable de l’employabilité pour accroitre les chances d’insérer les jeunes dans le tissu économique.

Ces assises feront les états des lieux de la formation professionnelle afin d’en améliorer la cohérence et l’efficacité dans un contexte de renouveau de la gouvernance dans l’action publique. Le département avait, à cet égard, commandité une étude ayant fait le diagnostic organisationnel du sous-secteur de la formation professionnelle et de l’emploi.

Ces deux rencontres devront ainsi évaluer les textes règlementaires et législatifs, les mécanismes de financement, l’opérationnalisation des centres de formation et convenir d’un modèle de partenariat adapté au contexte du Mali.

Choguel Kokalla Maïga a invité les participants à faire un diagnostic sans complaisance des défis multiformes et des recommandations susceptibles de renforcer les programmes et stratégies de création d’emploi durable afin de favoriser l’insertion dans le marché du travail.

M.S.C

Source: l’Indépendant

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