Élections locales, régionales et référendaires de 2017 : soutien réaffirmé des partenaires

Le Centre de formation des collectivités (CFCT) a abrité, hier après-midi, les travaux du Comité de pilotage du cc(du Projet d’Appui au Processus Électoral du Mali).

président  Commission électorale nationale indépendante (CENI) Mamadou Diamoutani cote Délégué général adjoint élections Aliou Sina Théra

Cette rencontre a été mise à profit par les membres du Comité de pilotage pour faire le bilan des 4 ans (2012-2016) d’engagements de la Communauté internationale, à travers les partenaires techniques et financiers (PTF), dans le processus électoral de notre pays. Sans surprise, les PTF ont tous réaffirmé leur volonté d’accompagner le Mali pour l’organisation de ces scrutins.

Les travaux de cette session étaient présidés par le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme de l’État, Adama SISSOUMA, qui avait à ses côtés la représentante résidente du PNUD, Mme Mbaranga GASARABWE. Cette rencontre a également regroupé dans la salle de conférence du CFCT, les Ambassadeurs et chefs des missions diplomatiques et consulaires, les représentants des Partenaires techniques et financiers ; le directeur Pays du PNUD ; le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) ; le Délégué général aux Élections ; le directeur de la Division électorale de la MINUSMA ; les membres du cabinet et directeurs centraux du ministère du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme de l’État, etc.
À l’ordre du jour de cette session : le compte rendu du déroulement de l’élection des conseillers communaux du 20 novembre 2016 ; le bilan technique et financier de l’accompagnement du PAPEM au processus électoral 2012-2016 et la situation du Basket Fund au 31 décembre 2016 ; le chronogramme des futures élections de 2017. Il s’agit notamment des élections locales (conseillers de cercles) couplées aux communales partielles prévues pour le 28 mai 2017 ; des régionales couplées au scrutin référendaire prévues pour le 9 juillet 2017.
Cette session, qui se tient après l’organisation des élections communales du 20 novembre 2016, a été l’occasion pour la représentante résidente du PNUD, Mme Mbaranga GASARABWE, de féliciter vivement le peuple malien et son gouvernement pour leur engagement pour la bonne organisation des élections communales sur 98 % du territoire national, malgré un contexte sécuritaire difficile.
Parlant des élections communales, elle s’est réjouie des chiffres publiés par le département en charge des questions électorales, surtout pour les femmes avec 33,4 % de candidatures pour 25,6 % des femmes élues dans les Conseils Communaux, dont 11 femmes maires, alors que le taux de femmes élues aux dernières élections de 2009 était de 8,3 %.
« C’est une avancée indéniable et le souhait serait que le Gouvernement ne relâche pas ses efforts dans la démocratisation du corps social, surtout qu’il y a une demande et une grande attente », a-t-elle dit.
De même, le taux de renouvellement des élus est estimé à 80 % contre 57,8 % en 2009, a-t-elle encouragé.
Au passage, elle a tenu à remercier la mobilisation exemplaire dont a fait preuve la Communauté internationale, à travers les partenaires techniques et financiers « Amis du Mali » pour assurer leurs contributions pendant les 4 ans passés, à la mise en place du panier commun qui a participé au financement du processus électoral de notre pays.
À l’heure du bilan de l’accompagnement de la communauté internationale au processus électoral pour les 4 dernières années (2012-2016), la représente résidente du PNUD a exprimé sa satisfaction face à un certain nombre d’acquis. Il s’agit de 3 réalisations majeures du partenariat avec le Gouvernement et qui ont dont : l’organisation dans l’ensemble du Mali avec l’appui de la communauté internationale, de 4 élections en 2013 (présidentielles en deux tours et les législatives deux tours) en 6 mois à la grande satisfaction des observateurs nationaux et internationaux et au moment où personne ne s’y attendait.
Aussi, a-t-elle fait savoir : la modernisation de l’état civil par l’opération de pérennisation du RAVEC (Recensement Administratif à Vocation d’État Civil), opération par laquelle, tous les citoyens maliens sont repris dans le registre de l’état civil, duquel est extrait le fichier électoral. Toute chose qui a permis, selon ses propos, d’enregistrer, plus de 900 000 Maliens dans la base des données y compris les nouvelles naissances et les nouveaux majeurs. « Le souhait est que cette importante opération continue pour servir comme un outil de planification, de développement et d’intégration, à l’heure où l’on parle d’une carte d’identité de la CEDEAO, le Mali ne devrait pas être en reste », a dit Mme Mbaranga GASARABWE.
Le troisième point de satisfaction et non des moindres, souligné par la diplomate, a été l’implication du gouvernement pour la cause des femmes avec en 2015, la loi sur le quota de 30 % de femmes dans les postes nominatifs et électifs. À cette occasion, elle a tenu à remercier le gouvernement et la société civile malienne, à laquelle les Nations Unies se sont associées pour porter le plaidoyer pour le vote de cette importante loi.
Plus particulièrement, l’organisation de la journée « Femmes, c’est le moment » en Mai 2015 pour laquelle, le PAPEM s’est investi par la tenue des ateliers de sensibilisation et de mobilisation des femmes dans toutes les régions du Pays.
Mme Mbaranga GASARABWE a souligné que les efforts conjoints consentis par les partenaires techniques et financiers pour accompagner le processus électoral du Mali devraient se poursuivre afin de capitaliser les précieux acquis déjà évoqués et de relever les nombreux défis auxquels il est confronté. En occurrence, il s’agit, entre autres de : l’enracinement de l’état de droit, de la démocratie et la pratique de la bonne gouvernance en lien aussi avec l’accord pour la paix et la réconciliation nationale.
C’est dans ce contexte, a-t-elle expliqué, que le PNUD vient de recevoir une nouvelle requête du Gouvernement pour la poursuite de l’assistance électorale pour les prochaines échéances électorales en 2017 et 2018.
Cette requête, a indiqué Mme Mbaranga GASARABWE, fera l’objet d’une appréciation par les structures compétentes du Système des Nations Unies et ensuite avec les partenaires techniques et financiers pour une réponse concertée.
À l’entame de ses propos, le secrétaire général, Adama SISSOUMA, a remercié les Ambassadeurs et tous les représentants des missions diplomatiques au Mali pour avoir honoré de leur présence à la rencontre.
L’accompagnement et l’appui des PTF au processus électoral à travers le PAPEM et ceci depuis 2012, a-t-il souligné, ont été à la fois précieux et bénéfiques pour le Mali. Lesquels appuis et soutiens, a-t-il plaidé, ont permis à notre pays d’honorer ses engagements par la tenue des élections générales 2013 et plus récemment des élections communales du 20 novembre 2016.
Dans le souci pour le département de capitaliser l’expérience de son personnel en matière électorale, il a été créé la CAPE (Cellule d’appui au processus électoral) qui travaille avec les autres directions pour un document consolidé quant aux dates et au budget total de ces scrutins.
Pour rappel, tenant compte des échéances électorales de 2017, le département de l’Administration a adressé une requête à la représentante résidente du PNUD, Mme Mbaranga GASARABWE, au cours du mois de décembre 2016, pour le maintien de l’assistance du système des Nations Unies au processus électoral de notre pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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