Elections législatives de 2020 : La COCEM déplore les enlèvements de personnes et d’urnes

La Coalition pour l’Observation Citoyenne des Elections au Mali (COCEM) a animé une conférence de presse hier Dimanche pour faire l’état des lieux du déroulement du scrutin. Le président de la Coalition Drissa Traoré et ses 1660 observateurs déployés sur toute l’étendue du territoire national ont constatées plusieurs imperfections tout en déplorant l’enlèvement d’un président de bureau, des assesseurs et d’une de ses observatrices dans le cercle de Ménaka.

La Coalition pour l’Observation Citoyenne des Elections au Mali (COCEM) procède à l’observation du 1er tour des élections législatives qui se déroulent dans un contexte d’insécurité dans certaines régions et des risques liés à la propagation du virus Covid-19, a introduit le président de la COCEM Drissa Traoré. Il a indiqué que l’observation de sa structure repose sur une technique d’observation citoyenne des élections utilisant les technologies de l’information et de la communication et que pour ce faire qu’ils ont déployé 1660 observatrices et observateurs dont 1500 fixes dans les bureaux de vote et 160 mobiles tous rigoureusement formés, accrédités pour observer le déroulement du vote sur toute l’étendue du territoire. « Actuellement, 98% des observateurs et observatrices de la Cocem sur place et ont la possibilité d’envoyer leurs rapports d’observation aux heures fixes par le biais des SMS codés et que le quartier général continue la collecte et l’analyse des rapports des SMS des observateurs » indique le président Traoré. Sur la base de ses premiers éléments d’observation recueillis dans les lieux observés, la cocem regrette un certain nombre d’incidents graves constatés notamment dans le cercle de Ménaka où dans le centre de vote d’Essaina M’Bahou le président, les assesseurs et l’observatrice de la COCEM ont été enlevés avec le matériel électoral ; l’enlèvement des gents électoraux et la fermeture des bureaux de vote à Bonni dans le cercle de Douentza ; l’enlèvement d’un chef de village et d’un président de bureau dans le cercle de Niafunké et que des incidents sécuritaires préoccupants ont été observés dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou. « Dans le reste du pays, la cocem n’a pas observé d’incident majeurs et les opérations se déroulent normalement avec des retards minimes observés lors de l’ouverture des centres et bureaux de vote », a-t-il noté. Moussa Samba Diallo

 

SourceLerepublicainmali

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published.