DROIT D’INGÉRENCE SÉCURITAIRE ET ÉLECTORALE : Zeidan Ag Sidalamine interpelle la Minusma

Dans une déclaration, l’expert et un des porte-paroles du candidat Soumaila Cissé, interpelle la Minusma sur le droit d’ingérence sécuritaire et électorale au Nord et centre du Mali. Aussi, dénonce-t-il avec la dernière rigueur le bourrage d’urnes par le camp du président sortant. Seul le chapeau est de la rédaction. Lisez la déclaration !

L’insécurité dans les régions du Nord et du Centre a privé le candidat Soumaila Cissé de dizaines de milliers de voix, mais paradoxalement elle en a procuré des dizaines de milliers de voix par bourrage des urnes au candidat IBK dont le 1er et dernier quinquennat était placé sous la lutte implacable contre la corruption.

Le score controversé du candidat IBK scandalise dans la Région de Ménaka (tous bureaux de vote existants), dans la Région de Gao en particulier à Djebock, Tin Aouker, Intillilt , Tarkint , Tabankort et Talataye, dans la Région de Kidal, de celle de Tombouctou en particulier à Bambara Maoudé, Haribomo-Fifo, Inadjatafane , Gossi et dans la ville de Gourma Rharous, ainsi que dans la Région de Taoudenit, parfois avec un taux de participation de 92 %.

Ce score fantaisiste discrédite les résultats du 1er tour dans les localités où a lieu le bourrage des urnes à ciel ouvert.

La Minusma qui a rejeté et refusé de certifier les résultats de l’élection présidentielle au Mali doit prendre des engagements forts pour surveiller plus étroitement le 2ème tour dans les régions concernées par le bourrage des urnes et la fraude électorale en sécurisant davantage le vote des électeurs, y compris ceux pourchassés et violentés de l’Opposition.

La Minusma est aussi priée de confirmer sur l’honneur le nombre des localités où le vote s’est effectivement déroulé et sans entraves.

L’Opposition doit également exiger du Gouvernement que le dispositif sécuritaire déployé à Bamako, Koulikoro, Ségou et Kayes pour le vote soit allégé pour mieux renforcer celui déployé au Centre en particulier.

Dans les Régions du Nord, les arrangements militaires pour sécuriser le 2ème tour de l’élection présidentielle doivent être arrêtés inclusivement et de commun accord avec les Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.

Bamako, le 1er août 2018

Zeidan AG SIDALAMINE

Expert

Source: Le Pays

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *