Dr Aboubacar Sidick Fomba, président de l’Adepm, parle du Chef de file de l’opposition malienne : « Soumaila Cissé est l’homme politique malien le plus trahi… »

Le président de l’Alliance démocratique du peuple malien (Adepm), dans une tribune qu’il a publiée sur sa page Facebook, a rendu un vibrant hommage au Chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé qui, selon lui, est un « homme de paix ».

 

Bien qu’il ait été traité d’«homme inconsolable de ne pas être entré au palais de Koulouba » par le président de la République Ibrahim Boubacar, le Chef de file de l’opposition malienne, l’honorable Soumaila Cissé, a accepté de rencontrer ce dernier le lundi dernier. Cet acte du Chef de file de l’opposition, même si ses adversaires politiques ne le disent pas, fait de lui un homme d’État hors pair, un homme de paix. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré l’opposant Aboubacar Sidick Fomba, président de l’Adepm.

« Apprécions la sagesse et l’humilité de Soumaila Cissé, Chef de file de l’opposition », a-t-il écrit dans sa tribune sur sa page Facebook comme pour rendre hommage au président du Front pour la sauvegarde de la démocratie.

Dr Aboubacar Sidick Fomba a profité de cette tribune pour rappeler les différents coups que l’honorable Soumaila Cissé a reçus dans sa vie politique. Selon lui, le député de Niafunké a toujours été trahi depuis, au temps du président Alpha Oumar Konaré. « Soumaila Cissé, ce super ministre du régime ADEMA, victime d’une guerre de clan au sein de la ruche, est l’homme politique malien le plus trahi, le plus sage et le plus humble », a écrit Dr Fomba. L’ophtalmologue affirme que l’ancien homme fort de l’UEMOA a été trahi, d’abord par Alpha Oumar Konaré et certains barons de l’ADEMA en 2002. C’est d’ailleurs cette trahison qui a abouti, selon lui, à la création de l’URD. Le président de l’Adepm ajoute que Soumaila Cissé a été trahi au profit d’IBK en 2013 par le FDR. Comme s’il est condamné à enregistrer des coups à chaque période électorale, celui que les intimes appellent Soumi Champion a été, aux dires de  Aboubacar Sidick Fomba, trahi en 2018 aussi. « La récente trahison très poignante à travers ses soutiens au second tour est aussi très spectaculaire », a écrit le président de l’Alliance démocratique du peuple malien.

Soumaila Cissé a joué son rôle de Chef de file de l’opposition

Le médecin spécialiste en ophtalmologie affirme que le président de l’URD a une sagesse indescriptible, car il sait pardonner. « Insulté par le président de la République et traité de tous les noms d’oiseaux, il garde son calme et sa sérénité », loue-t-il la qualité de Soumaila Cissé. Selon lui, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances d’Alpha Oumar Konaré a bien joué son rôle de Chef de file de l’opposition. « En tant que Chef de file de l’opposition, il a joué un rôle déterminant de contrepouvoir », a-t-on lu sur la page Facebook du président de l’Adepm. Pour lui, Soumaila Cissé a été « à la hauteur de la tâche du Chef de file de l’opposition ».

Pour Dr Fomba, même si le président de l’URD fait des erreurs souvent, on doit « lui reconnaître sa sagesse, son humilité et son caractère d’homme de paix ». La rencontre IBK-Soumi devrait être un bonus politique au Chef de file de l’opposition, selon Fomba.

Pour Dr Fomba qui croit à la bonne volonté de Soumaila Cissé, IBK n’avait d’autre choix que de faire cette rencontre. Il estime que ce dernier fait face à la pression de la communauté internationale. Et sa volonté de rencontrer le Chef de file de l’opposition est une exécution de la volonté de la communauté internationale.

Ce que propose Dr Fomba

Après le commentaire de la rencontre IBK-Soumi, Dr Aboubacar Sidick Fomba étale ses propositions pour un lendemain meilleur du Mali. Pour lui, ce qui doit être à l’ordre du jour aujourd’hui au Mali, c’est, entre autres, la dissolution de l’Assemblée nationale, la mise en place d’un gouvernement de transition avec un Premier ministre de plein pouvoir et de consensus, la restauration de l’autorité de L’État sur toute l’étendue du territoire national et une assise nationale souveraine, ou à défaut « exiger la démission » du président de la République.

Boureima Guindo

Source : Le Pays

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