Difficile tenue de la présidentielle à la date indiquée : Le président de la Céni va-t-il démissionner ou se faire démettre ?

Le président de la Commission électorale nationale et indépendante (Céni) a fauté, en laissant planer le doute sur le respect de la date indiquée pour le 1er tour de l’élection présidentielle. Il doit se démettre ou être démis de ses fonctions.

Mamadou Diamoutani, président CENI

Mamadou Diamoutani, président CENI

En porte-à faux avec les autorités de transition, le président de la Commission électorale nationale  indépendante (Céni), Mamadou Diamoutani ne cesse de clamer l’impossibilité de tenir la présidentielle à la date du 7 juillet 2013.

 

Cette déclaration sonne dans les oreilles de plusieurs partenaires du Mali comme un aveu d’incompétence d’un chef qui aura pratiquement eu une année supplémentaires pour réussir sa mission.

 

D’avril 2012, cette échéance présidentielle a été reportée à juillet 2013 pour des raisons multiples connues de tous, donc une année et un mois pour ce docteur en informatique et son équipe de prendre les dispositions appropriées, pour honorer l’engagement pris devant le peuple de réussir la lourde responsabilité à eux confiée.

 

Les esprits tordus trouveront à redire. Ce qui est loin d’être un argument suffisant, car tout bon visionnaire sait qu’après le retour à l’ordre constitutionnel c’est aux élections qu’on s’attend dans les semaines à venir.

 

Les excuses de Diamoutani convainquent peu les partenaires du Mali, comme la France, qui disent s’en référer à l’assurance donnée par le gouvernement malien pour tenir le calendrier initial.

 

Le gouvernement qui assurait avoir mobilisé les fonds nécessaires à l’organisation de ladite élection va-t-il accepter d’avoir la communauté internationale sur le dos ou s’en tenir aux propos du président de la Céni ?

 

Chose qui risque d’être bien compliquée pour le gouvernement de transition qui joue sa crédibilité vis-à vis des partenaires techniques, financiers et militaires. A l’heure actuelle, on voit mal un Dioncounda Traoré en face d’un François Hollande « intraitable » pour lui faire accepter à un éventuel report proposé par le président de la Céni, Mamadou Diamoutani.

 

Il appartiendra à ce dernier de revoir sa copie, de démissionner avant de se voir mis à la touche.

 

Ben Dao

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