Départ de Sada Samaké du gouvernement : ce que IBK encourt comme risque désormais

4 entrants, 2 départs, c’est le résultat d’un réaménagement gouvernemental que le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, et son Premier ministre, Modibo Kéita, ont opéré le 24 septembre dernier, jour d’Aid El Kébir ou encore Tabaski.

general sada samake ancien ministre securite ibrahim boubacar keita ibk president malienUne équipe de 31 membres (contre 29 dans la précédente) dans laquelle figurent 5 femmes contre 3 antérieurement. Si les entrants ont la réputation d’être peu connus des Maliens, les deux ministres ‘’sacrifiés pour cause de Tabaski’’, le sont bien. 

Mahamadou Diarra, désormais ex-ministre de la Justice quitte l’attelage gouvernemental après deux ans de compagnonnage avec le président IBK. Du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme à celui de la Justice, ce cadre RPM, aura laissé une bonne impression chez nombre de Maliens sur son intégrité morale vis-à-vis des deniers publics.

Contrairement à ceux qui ont crié haro sur le baudet quand le nom de ce ministre a été découvert dans la liste des bénéficiaires des logements sociaux- lui valant le nom de ‘’ministre cas social’’- nous lui tirons notre chapeau car, cela voudrait dire que ce ministre n’a pas volé l’argent public, comme les autres, pour aller se construire des châteaux en Espagne.

Paradoxalement, c’est cette intégrité morale qui a été vouée aux gémonies par bon nombre de Maliens ! Mahamadou Diarra quitte donc le gouvernement la tête haute, contrairement à son malheureux compagnon du jour, le général Sada Samaké, désormais ancien ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile.

Ce dernier était sous le feu des critiques depuis longtemps. Les critiques se sont amplifiées au fur et à mesure que l’insécurité s’est arrogamment installée à travers tout le pays. Il est arrivé un moment où on se demandait qui était sécurisé et protégé par son département.

D’aucuns ont même laissé entendre que le ministre s’était trompé de mission car, pendant qu’on l’attendait sur le front de la sécurité des Maliens et leur protection, le général Sada Samaké était plutôt préoccupé par la sécurité du régime contre les éventuels coups d’Etat.

A deux reprises, il l’a dit à qui veut l’entendre : ‘’tant que je suis ministre, il n’y aura pas de coup d’Etat’’. La deuxième fois, c’était à l’Assemblée lors de son interpellation par le député Oumar Mariko. Maintenant qu’il n’est plus là, IBK encourt donc le risque d’un coup d’Etat.

A. V. S. D.

Source: Delta News

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