Démolition des habitats de Souleymanebougou : Le Collectif pour la défense de la République demande la poursuite !

Nul ne doit prétendre à un quelconque droit avec du faux ! C’est la conviction qui anime le Collectif pour la Défense de la République qui, à travers son porte-parole, Mohamed Bathily alias Ras Bath a invité le gouvernement à poursuivre les opérations déclenchée le 23 juillet 2015. C’était mardi dernier au cours d’une conférence de presse au Carrefour des Jeunes de Bamako.

Ras Bath sofas republique

Le conférencier, Mohamed Bathily alias Ras Bath, a expliqué à l’assistance le processus par lequel l’ACI a acquis le TF 1368 qui fait l’objet du litige. Selon lui, c’est le 12 janvier 2002, en conseil des ministres, que le terrain, au compte du cercle de Kati, a été attribué à l’ACI, qui a ensuite procédé à sa viabilisation puis à sa vente.

Toutefois depuis 2010, le TF 1368 est empiété par des citoyens avec la complicité en son temps du préfet du cercle de Kati, Ibrahima Mamadou Sylla et le maire de Moribabougou, Diarah Diarra.

«Malgré l’alerte de l’ACI (lettre N°000436 du 17 décembre 2010 ; lettre N°317 du 14 août 2012) et les interdictions répétitives de réalisation sur ledit TF par les autorités compétentes, des personnes ont de plus belle construit sur le site et cela en connaissance de cause», a expliqué Ras Bath.

Pire, indique –t-il, la lettre N°298 du 22 juillet 2013 de l’ACI, dont l’objet est ‘’opposition au morcellement du cercle de Kati à Souleymanebougou et demande d’autorisation de démolition’’, adressée au gouvernement de Koulikoro, en dit long sur l’entêtement des occupants.

C’est donc contre l’injustice et convaincu du principe que Nul ne peut se prévaloir d’un droit sur du faux que le collectif demande la poursuite de la démolition.

«C’est quelque 185 Maliens de l’extérieur qui ont acheté chèrement acquis des lots avec l’ACI qui n’arrivent pas à disposer de leur terrain», indique Ras Bath.

Pour le Collectif pour la Défense de la République, le premier ministre, Modibo Kéïta a reculé face à la récupération politique de cette affaire. «Le gouvernement a manqué l’opportunité de s’affirmer qu’il est un gouvernement de droit.

L’arrêt de l’application de cette décision de démolir les concessions illégalement construites sur le TF 1368 est une atteinte à l’image du Mali et à la sécurité juridique, gage de l’attractivité des investisseurs dans notre pays», a déclaré Ras Bath.

A l’en croire, l’heure est grave. Sous peine de se décrédibiliser, le gouvernement doit poursuivre la démolition de ces concessions. Et cela pour trois bonnes raisons que sont : mettre les Maliens qui ont chèrement acquis les terrains avec l’ACI dans leur droit ; garantir à tous de jouir de ses biens et enfin respecter et faire respecter la loi.

DTK

source : Le Challenger

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.