De 10 à 15 millions pour s’octroyer un élu de parrainage

Décidément, l’on aura tout vu et entendu au Mali après le putsch contre ATT. Parti sur la pointe des pieds, laissant un pays en déliquescence, sa succession semble ouvrir une véritable boîte de pandore. Elle est sujette à des créations tout azimut de partis politiques, également la floraison de candidatures jusqu’aux plus farfelues.

Cependant, il y a un frein, la caution de dix millions et le parrainage. D’où désormais la bourse aux députés à l’hémicycle de Bagadadji.deputes assemblee nationale mali bagadadji

Si débourser 10 millions pour prétendre gérer le Mali n’est point un handicap, s’octroyer 10 députés ou 45 élus communaux (5 par région et 5 à Bamako) semble la croix et la bannière.

Alors, pour y parvenir, ils sont déjà très nombreux les probables candidats à chercher à s’adosser aux plus grandes formations politiques. Il y en a qui cherchent à acheter des députés pour la cause. C’est pourquoi depuis quelques jours, l’enceinte de l’hémicycle est devenue une véritable foire de députés. Si un député pouvait coûter 10 millions de nos francs, lorsque nous quittions le mercredi la barre était encore plus haute.

D’où désormais la bourse aux députés dans l’enceinte de l’hémicycle de Bagadadji. Car il faut débourser la bagatelle de 15 millions pour voir un député apposer sa signature pour le soutien à un candidat n’ayant pas de député. Sachant qu’il est plus facile d’avoir aujourd’hui un député qu’un élu communal venant du Nord, l’Assemblée est devenue un véritable marché de « députés « .

Dont l’honorable député de Bankass Tidiane Guindo serait le présumé Directeur de bourse. Se battant pour Chato, M. Guindo fait désormais monter les enchères.
Alors, avec cette donne, nous risquerons de ne pas assister aux nombreuses candidatures farfelues et fantaisistes. Puisque les grandes formations semblent dans la logique d’empêcher leurs députés de tomber dans le jeu. Même si certains partis politiques n’auront aucun moyen de s’y opposer.

Déjà avec cette donne, nous risquerons de nous retrouver avec seulement une douzaine de candidats. Ainsi, les probables sont entre autres Dramane Dembélé (Adéma Pasj), Soumaïla Cissé (Urd), IBK (Rpm – 8 députés), Me Mountaga Tall (Cnid – 6 députés), Choguel K. Maïga (Mpr – 7), Poulo (Codem – 6), Modibo Sidibé (Fares 2), Soumana Sacko (Cnas Faso Hèrè – 0), Moussa Mara (Yelema – 0), Jeamille Bittar (Umam – 0), Chato ( Indépendante – 1), Oumar Mariko (Sadi – 1) et Cheick Modibo Diarra (Rpdm – 4). A ceux-ci, il faut signaler le cas de Aliou Boubacar Diallo de Wassoulor (1).

Si les candidats de l’Adéma Pasj et l’Urd n’ont guère de soucis, les autres cherchent à se faire valoir. Il nous est revenu que Soumana Sacko, Poulo, Choguel auront leur complément dans les rangs d’une des plus grandes forces politiques. Quant à IBK et Me Tall, ils seraient presque rassurés de ne pas mordre la poussière. Pour Bittar, Mariko et Mara, ils se seraient plutôt préoccupés des élus communaux.

Pour les autres, ils sont dans le marché de la bourse pour pouvoir parvenir à leur fin. Pour qui sait que des députés Adéma et Urd semblent en négociation très avancée avec les marchands, il serait possible de les voir sur la ligne de départ.
En tout état de cause, malgré les nombreuses déclarations de candidature, il faut se dire que la présidentielle de 2013 reste ouverte mais ne sera pas un marché de caïman car il y aura plusieurs recalés pour diverses raisons.

En attendant, tous les élus qui ne sont plus sûrs de revenir à l’hémicycle avec l’annonce de nombreux anciens ministres d’ATT pour les législatives, seront tentés de se faire la poche. Et pour de bon.

Attendons de voir !

Boubacar DABO

Source: Zénith Balé

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