Corruption au niveau du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

Les policiers qui travaillent dans le système des Nations-Unies se disent harcelés par leur hiérarchie qui a instauré une cotisation obligatoire d’un montant de 50 dollars US, l’équivalent de 30 000 FCFA qu’ils sont obligés de payer chaque mois afin, leur dit-on,  de financer les activités des chefs au Mali, sans aucune autre précision. Pour faire pression sur eux des bureaux des contingents ont été mis sur place dont les présidents sont  en relation directe avec le Secrétaire particulier du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en l’occurrence le colonel Diassana pour recevoir des instructions.

Pour chaque demande de signature sur les documents administratifs, l’un desdits policiers qui requis l’anonymat, a dit  au « Sphinx » qu’ils sont obligés de crasser au bassinet sous peine de rejet des documents/ Last and not least, contrairement aux autres pays qui cherchent à augmenter la durée de leurs compatriotes  policiers au sein du système des Nations-Unies afin que leurs pays gagnent en retombées économiques, le Mali a écrit officiellement aux Nations-Unies au début de cette année pour demander de réduire de 02 ans à 18 mois la durée de mandat des policiers maliens . Malgré une lettre d’indulgence des Nations-Unies, cette mesure a fait ses premières victimes cette année, avec, à la clé, le renvoi de 49 policiers maliens du Congo, d’Haïti, de la Centrafrique et du Soudan. Selon les policiers renvoyés, la décision du ministre est consécutive à leur refus de payer les 30 000 FCFA.

Selon des sources onusiennes, le Mali est le premier pays au monde, depuis la création des Nations-Unies à demander la réduction de la durée de mandat de ses ressortissants, contrairement autres pays qui se battent  pour avoir une rallonge. Il faut rappeler que le recrutement des policiers se fait par concours organisé exclusivement par les Nations-Unies sans la participation des pays membres. Cette transparence  est gênante pour les autorités maliennes qui veulent envoyer elles-mêmes leurs protégés. Cette année, sur les 1 500 candidats au concours de recrutement, seuls 145 policiers  ont été déclaré admissibles pour suivre les tests médicaux et les interviews pour la sélection définitive.

Selon des sources proches du Syndicat de la police, dans le cadre du mois de la Solidarité, les autorités policières sur instruction du cabinet du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, en intelligence avec différents chefs des contingents  des différentes missions, ont exigé une cotisation de 100 dollars US des policiers pour dit-on une question de visibilité du ministre Traoré et de soutien aux actions du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

A ce jour, notre pays a 91 policiers qui travaillent dans le système des Nations-Unies à travers la planète. Toujours selon nos sources, le Mali est le seul pays de la sous-région  dont toutes les démarches administratives sont traitées par le pays, alors qu’il dispose d’une représentation permanente au siège Nations-Unies qui ne se limite qu’à transmette les courriers contrairement aux autres représentations  des autres pays qui traitent eux-mêmes les dossiers de routine sur place, à New-York. Selon un policier malien du système des  Nations-Unies, frappé par la nouvelle mesure du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, un policier malien dépense 1 000 000 de FCFA de bakchich pendant la durée de sa mission. Ces pots-de-vin sont destinés à l’Administration, au Ministère de tutelle et aux Ministère des Affaires Etrangères.

Dans le Mali d’IBK, on aura tout vu !

Source: lesphinxmali

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