Affaire foncière de Dialakorobougou : David Sagara dément, nous prouvons

Dans un droit de réponse, qui ne dit pas son nom, publié dans la presse, l’ancien ministre du Logement, des Affaires foncières et de l’urbanisme,  a tenté de se blanchir dans l’affaire foncière de Dialakorobougou  sans jamais apporter la preuve de son innocence. Mais avant de venir aux faits, nous rappelons à M. Sagara que notre intention et notre formation ne nous permettent pas de nuire gratuitement à une personne surtout d’un homme qui a servi au plus haut sommet de l’Etat.

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A notre rédaction, on s’est assigné comme mission de travailler pour la manifestation de la vérité et d’être fidèle au slogan du soulèvement populaire de mars 1991 qui a balayé le régime  inique du général Moussa Traoré, le «Kokajè». Même si les démocrates l’ont mis sous les boisseaux. Il est aussi important de porter à la connaissance de David Sagara que notre journal n’est pas un journal dans lequel des hommes politiques règlent leurs comptes.

Revenons aux faits. Après la parution de notre N°552 du lundi 25 avril 2016 dans lequel nous avions titré «Dialakorobougou, l’ex ministre David Sagara éclaboussé par un scandale foncier», nous avons été surpris de lire le supposé droit de réponse de David Sagara dans certains journaux de la place qui en ont fait leur choux gras. Dans son droit de réponse, il cite nommément notre journal en occultant délibérément le nom des autres journaux qui ont parlé de cette affaire.

En ne dévoilant pas le nom de ces journaux,  M. Sagara nourrit une certaine haine contre notre journal. Nous pensons que le bon sens devrait conduire l’ancien ministre à prendre contact avec notre rédaction pour la publication de son droit de réponse. Malheureusement, il ne s’est pas plié à cette exigence. Il a préféré passer par ses amis dans la presse pour publier son prétendu droit de réponse. Déontologie bafouillée ! Confraternité malmenée !

Nous informons David Sagara que l’article publié dans notre journal est le compte rendu d’une visite sur le site de Dialokorobougou et non le fruit d’une pure imagination et d’une gymnastique intellectuelle pour vous nuire. Toutes les informations publiées ont été recueillies sur le terrain.

Dans votre droit de réponse, vous écrivez ceci : «… La vérité est que le processus de compensation a commencé alors que j’étais Ministre en charge des Domaines. Mais il n’avait pas abouti car il y avait une hypothèque (garantie bancaire) de la BMS sur la parcelle qui devait servir à cette compensation. C’est bien après moi que mes successeurs ont levé l’hypothèque bancaire pour le compte de l’ACI-SA à qui appartient les parcelles en question».

Nous disons à l’ancien ministre qu’il s’est pris dans son propre piège. Et nous prouvons le contraire de ce qu’il a écrit pour contredire nos informations qu’il qualifie de passage des déclarations incomplètes destinées à le nuire.

Dans le procès verbal d’accord N°00 /MLAFU-SG portant compensation partielle du titre foncier N°1525 CVI du district de Bamako sis Yirimadio dont l’un des signataires est David Sagara en date du 13 mars 2013, l’Article 2 dément l’ancien ministre : «Dans le cadre d’une procédure de compensation à l’amiable, la société Faya Immobilière-SA, représentée par Madame Souadou Diallo accepte, à titre d’indemnité totale et définitive de la superficie empiétée de 5213,81m3, la parcelle de terrain d’une superficie de dix-huit (18) hectares à distraire du titre foncier N°13811 du cercle de Kati sis à Dialakorobougou du programme de l’Agence de cessions immobilières (ACI)».

Le contenu de l’Article 2 est clair comme l’eau de roche. Il met fin au processus de compensation sous le règne de David Sagara en tant que ministre de tutelle. Les adjectifs ‘’totale’’ et ‘’définitive’’ indiquent que le processus a commencé sous David et a pris fin sous Sagara. Nous nous arrêtons là, eu égard à la clarté de l’Article 2 qui incrimine l’ancien ministre et non ses prédécesseurs.

Nous disons à l’ancien ministre que nos colonnes restent ouvertes  pour la publication de vos droits de réponse.

La rédaction

 Source: L’Inter de Bamako

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