Le ministre Britannique James Duddridge au Mali: les raisons d’une visite de 48 heures

Le ministre des Affaires étrangères britannique pour l’Afrique, James Duddridge, a effectué une visite de coopération de deux jours dans notre pays. L’objectif de ce voyage était d’approfondir la collaboration des entreprises et promouvoir des intérêts communs sur la prospérité et la sécurité entre le Mali et le Royaume-Uni.

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Première visite d’un officiel britannique, depuis l’ouverture de l’Ambassade du Royaume-Uni dans notre pays, ce séjour de 48 heures s’inscrivait dans le cadre de la prolongation de la série de tournées que le ministre James Duddridge a entrepris, depuis un certain temps, dans des pays de la sous-région. L’objectif étant de fixer une stratégie de collaboration, mais surtout de promouvoir des intérêts communs entre son pays et l’Afrique.
Voilà pourquoi au cours de sa visite dans notre pays, le ministre britannique en charge du continent, a rencontré des autorités maliennes, des responsables de la Minusma avec qui il a discuté des questions sécuritaires et la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, en général, et dans notre pays, en particulier. Aussi, a-t-il rendu visite à la Mission EUTM où il a rencontré les soldats anglais qui travaillent, depuis trois ans, au sein de cette mission de formation. Il s’agissait donc d’un séjour consacré essentiellement à trois volets : politique, économique et sécuritaire.
Pour James Duddridge, il est important d’inclure sur le plan bilatéral, l’importance que porte le Royaume-Uni pour l’Afrique, en général, et pour le Mali, en particulier. Certes, notre pays n’est pas un partenaire historique et traditionnel de la Grande-Bretagne, mais le ministre des affaires étrangères britannique pour l’Afrique a indiqué que le continent, en cette heure de mondialisation et de globalisation, ne saurait être divisé en pays francophones et anglophones. C’est convaincu de cette réalité qu’il entendait discuter avec les autorités du pays de l’augmentation des liens économiques entre le Royaume-Uni et le Mali.
En marge de sa visite, le ministre James Duddridge a rencontré, avant-hier mardi, à Impact Hub Bamako, sis à l’ACI 2000, la presse nationale et certains jeunes entrepreneurs qui sont financés grâce aux concours de la l’Ambassade de la Grande-Bretagne au Mali. Il était accompagné, pour la circonstance, par l’Ambassadeur Mme Jo Adanson.
Impact Hub Bamako, c’est d’abord un espace de travail qui est mis à la disposition des jeunes entrepreneurs maliens qui ont des idées ou qui ont des entreprises qu’ils souhaitent développer. Dans cet espace, il existe toutes les commodités dont ils ont besoin pour travailler sur leurs projets.
Des explications de son Directeur général et cofondateur, Mohamed KEITA, Impact Hub Bamako appartient à un réseau global. Il a vu le jour il y a 11 ans très exactement en 2005. Le premier Impact Hub Bamako a été créé à Londres. C’est pour cet aspect historique que l’Ambassade de la Grande-Bretagne au Mali a cru bon de croire au projet quand il a été question de l’initiative Impact Hub Bamako.
À travers donc ce projet, il ne fait aucun doute que ce Royaume croit beaucoup à l’entrepreneuriat qui constitue à ses yeux un véritable moteur de croissance pour le développement en termes de création de richesses et d’emplois.
Outre ce projet d’aide en faveur des jeunes entrepreneurs maliens, le Royaume uni à travers sa représentation dans notre pays est présent au Mali par le financement de plusieurs projets humanitaires avec un portefeuille de 25 millions de livres sterling repartis dans tous les pays du Sahel. Aussi, ce pays se signale-t-il dans le financement des activités d’adaptation aux effets du changement climatique sans compter celui des ONG de notre pays dans le but de les encourager dans leur discussion avec les populations sur la sécurité des frontières.
Par ailleurs, la Grande-Bretagne est le plus grand contributeur de la Mission présente dans notre pays, à travers l’Union européenne, pour un montant de 37 millions de livres sterling.
Le ministre britannique des Affaires étrangères s’est dit impatient de travailler avec le Mali sur une série de questions à l’avenir, afin d’accroître la collaboration commerciale pour répondre à la sécurité internationale qui reste un gros challenge pour la région ouest-africaine.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

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