Convention des partis politiques de la majorité présidentielle : La problématique de la gouvernance au menu des débats

La salle de mille places du Centre International de Conférence de Bamako (Cicb) a abrité, le samedi 15 novembre 2014, la cérémonie solennelle de la rentrée politique de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP). Cette cérémonie était présidée par le président de la Cmp, Boulkassoum Haïdara en présence des responsables, des députés de la majorité et de nombreuses autres personnalités. Plusieurs activités étaient au menu de cette rentrée dont une conférence débat axée sur ‘’quelle gouvernance pour un développement durable et sécurisé ?’’ Et, aussi, un meeting regroupant les membres, militants et sympathisants de la Cmp.

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Plusieurs personnalités ont pris part à cette première rentrée politique de la Cmp dont l’ancien ministre Tiemoko Sangaré de l’Adema, Nancoma Keïta et Boubacar Touré du Rpm, Younouss Hamèye Dicko du Rds et bien d’autres. Sur les banderoles on pouvait lire : « CMP pour la réussite des pourparlers d’Alger », «CMP pour la bonne gouvernance, justice pour tous et impunité zéro ». Au cours de son discours d’ouverture, le président de la Cmp, Boulkassoum Haïdara a fait savoir que les 65 partis politiques signataires de la Cmp, créer le 7 septembre 2014, partagent la vision du président de la République IBK. Avant de mettre l’accent sur la fièvre Ebola qui est une maladie très contagieuse et mortelle. Le secrétaire exécutif de la Cmp, Nancoma Keïta a, au cours de son exposé, souligné que le pays est submergé par des crises. « Cette conférence débat exprime la volonté de la Cmp de participer au progrès du pays. Un tel débat nous a paru judicieux d’être organisé. La Cmp veut sortir d’un silence interrogatif », a-t-il dit. ‘’Quelle gouvernance pour un développement durable et sécurisé’’, c’est le thème de la conférence débat animée par l’ancien ministre Makan Moussa Sissoko, l’économiste Sékou Diakité et l’ancienne député, Nana Sanou. Dès l’entame de ses propos, le juriste Makan Moussa Sissoko a indiqué que la gouvernance est une notion controversée. Avant d’ajouter que l’objectif de la gouvernance est la transparence, la démocratie et bien d’autres. « La bonne gouvernance est le chemin sûr du développement. Les maliens participent à l’élection présidentielle parce qu’ils pensent que le président seul détient le pouvoir. Le contrôle parlementaire n’existe pratiquement pas. Pour survivre, nos Etats doivent prendre leurs responsabilités et restaurer l’Etat de droit », a-t-il dit. Avant de mettre l’accent sur le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Nana Sanou abonde également dans le même sens. Pour sa part, l’économiste Sékou Diakité a mentionné que la bonne gouvernance repose sur la moralité, l’intégrité. Il a dénoncé la faiblesse des finances publiques et la dispersion de la société civile créé depuis 25 ans au Mali. Selon lui, pour une bonne gouvernance au Mali, il faut clarifier et rendre transparente la mission des administrateurs, la qualité des dirigeants doit être une exigence aussi bien que dans le public que dans le privé, le mérite de compétence doit être mis en valeur et faire en sorte que le secteur privé soit le moteur du développement. « Il ne peut pas y avoir de développement satisfaisant si la corruption sévit. A cet effet il est nécessaire de mettre fin à l’impunité, d’encourager les organisations internationales à pérenniser la coopération. La décentralisation, l’unité, la paix, la justice la réconciliation, la transparence sont des conditions sine qua non de bonne gouvernance et de développement durable », a conclu le conférencier.                                Aguibou Sogodogo

 

SOURCE: Le Républicain  du   17 nov 2014.
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