Contre la prolongation de la transition : Le cadre d’échange menace de prendre la rue

Face à la presse hier, les responsables des partis et groupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie, ont rejeté les Assises nationales de refondation et l’Organe unique de gestion des élections. Ils ont indiqué qu’ils n’écartent pas l’option de prendre la rue sur leur revendication n’est pas prise en compte.

Bocary Treta et ses collaborateurs ont dénoncé, face à la presse, la gouvernance de l’actuelle équipe gouvernementale. Dans son intervention, Treta a déclaré : « Les inquiétudes soulevées dans notre mémorandum ont été confirmées lors de la table ronde de validation des Termes de Référence (Tdrs) des ’’Assises Nationales de la Refondation’’ et l’organe unique de gestion des élections, tenue les 24, 25 et 26 septembre 2021 ». Selon le président du RPM, la majorité des Partis et Regroupements de Partis politiques n’a pas participé ou n’a pas été invitée. « Certaines organisations de la société civile se sont tout simplement vu refuser l’accès à la salle », a-t-il laissé entendre. La nouvelle opposition n’en décolère pas et attaque le gouvernement.

A en croire le président du cadre d’échange, le document relatif à l’OUGE reconnait une totale impuissance face aux questions de CREDIBILITE, de TRANSPARENCE et de PARTICIPATION. « L’’’irréversibilité’’ proclamée de l’OUGE par le Premier ministre, la non-inclusivité dans l’organisation des Assises Nationales de la Refondation, le Chronogramme électoral inadapté et les réformes politiques et institutionnelles irréalistes sont autant d’indices qui présagent le non-respect du délai de la Transition », a indiqué Treta qui estime que la voix de la classe politique compte dans ce genre de réforme.

Aussi, le cadre d’échange a dénoncé le « langage peu diplomatique et conflictuel » sur la tribune des Nations unies.

Ce que décide le cadre d’échange

Les partis et groupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie, après avoir dénoncé la politique du gouvernement, a rappelé le président de la Transition de son serment pris envers le Peuple malien. Au premier ministre, il a rappelé son engagement pris face au CNT et à la tribune des Nations Unis de respecter son PAG dans les délais impartis à la transition. Aussi, a-t-il rappelé que « le non-respect du délai de 18 mois imparti à la transition contenu dans la charte de la transition en son article 22 sera l’échec des autorités de la Transition ».

Les partis et groupements politiques du cadre d’échange pour une transition réussie ont rejeté l’organisation des « Assises Nationales de la Refondation » de l’État qui sont, selon eux, coûteuses et inopportunes. Ont-ils aussi rejeté le type d’Organe Unique de Gestion des Elections envisagé au forceps par le Premier ministre.

Par ailleurs, ils ont affirmé leur soutien à «la lutte contre l’impunité et la corruption et demandons à la justice d’agir en toute impartialité et dans le respect des droits de toutes les parties ».

Ils ont également salué les efforts de la communauté internationale aux côtés du Mali et des pays du sahel dans la lutte contre le terrorisme.

A la question de savoir les actions qu’ils entreprendront si leurs revendications ne sont pas prises en compte, ils ont menacé de prendre la rue tout le M5-RFP a fait sous le président IBK.

Issa Djiguiba

Source: LE PAYS

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