CONSEIL NATIONAL DE LA TRANSITION : DES RÉFORMES SONT ANNONCÉES AU SEIN LA DE COMMISSION DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION, DES CULTES ET DE LA RÉCONCILIATION NATIONALE

Les membres du Conseil national de la Transition (CNT) sont en place depuis le jeudi 03 décembre 2020. L’organe législatif transitoire qui fait office d’Assemblée nationale est composé de 121 membres.  L’élection du président du Conseil national de Transition est effective depuis samedi 05 décembre au CICB. Quelques semaines après la mise en place des commissions, ce lundi 25 janvier 2021,  la Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation, des Cultes et de la Réconciliation nationale, était en séance au CICB. Choisi par ses collègues du CNT à prendre la tête de la commission, Youssouf Z Coulibaly a annoncé les couleurs de sa nouvelle responsabilité. L’ex conseiller juridique du CNSP estime que le peuple devrait attendre de la Commission qu’il dirige l’ouverture des chantiers de réformes administratives, par rapport aux questions électorales et aux questions institutionnelles.

S’agissant du découpage électoral, un chantier très attendu par les Maliens, il trouve que beaucoup reste à faire au-delà de l’opérationnalité des régions nouvellement créées. Il s’agit notamment de la détermination des ressorts territoriaux de certaines communes qui continue de faire polémique plus de 20 ans après leur création. En cause, de nombreux villages rejettent leur appartenance au chef-lieu de commune pour des motifs coutumiers ou historiques. « Notre préoccupation est comment gérer ce problème en tenant compte de l’avis des autochtones », a-t-il dit

Autre  chantier à visiter,  les réformes électorales,  selon M.  Coulibaly, le département chargé de l’administration du territoire a déjà commencé le travail à travers des concertations avec les différentes formations politiques et en vue d’aboutir à la relecture de la loi électorale et la charte des partis politiques. “Je pense que plus de 200 partis, c’est trop pour le Mali, il vaut mieux aller à un regroupement”, suggère notre interlocuteur.
«Nous allons si possible tenter de regrouper les partis politiques selon l’idéologie et leur projet de société. Toutes choses qui vont nous permettre de supporter le coût des élections, mais également d’avoir quelque chose de pérenne. Il sera également question de réviser la Constitution, si possible allée à une 4è République. Ces réformes passeront seulement si elles sont comprises et acceptées par les Maliens, mais elles vont nous permettre de reprendre le devant de la démocratie en Afrique», précise le nouveau président de la commission.

FRANCK-HERVE

Source : Le Soir De Bamako

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