Conférence d’entente nationale, un sujet qui divise

Élément fondamental de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la Conférence d’entente nationale est prévue pour la fin de l’année. Mais elle ne fait toujours pas l’unanimité.

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« Nous allons tenir la Conférence d’entente nationale dans le courant du dernier semestre 2016, pour faire émerger une vision commune de notre nation ». C’est ainsi que le Président Ibrahim Boubacar Keïta annonçait lors de la dernière Assemblée générale des Nations unies, en septembre dernier, l’imminence de cette étape prévue dans l’Accord pour la paix et la réconciliation pour « permettre un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit. Ce débat devra prendre en charge, entre autre, la problématique de l’Azawad ». Au ministère de la Réconciliation nationale, on assure que le gouvernement se projette sur la fin de 2016, « mais c’est en fonction de l’évolution des préparatifs », confie Attaher Ag Iknane, secrétaire général.

Différences de vues Si l’organisation semble peu avancée, la Conférence d’entente nationale s’avère être une véritable pomme de discorde au sein de la classe politique, et est en permanence brandie par le gouvernement lorsque l’opposition donne de la voix et réclame la tenue des concertations nationales. Pour Djiguiba Keïta, secrétaire général du Parti pour la renaissance africaine (PARENA), contrairement aux concertations nationales, « le cadre de la Conférence d’entente est restreint. C’est exclusif et ne concerne que les trois parties signataires (de l’accord). Et le sujet est très restrictif : ce n’est pas l’histoire de l’Azawad qui nous préoccupe alors que le Mali est au bord de l’effondrement ». « Personne ne sera exclu. Tout ce qui concerne la vie de la nation sera traité de façon inclusive. Il ne faut pas faire d’amalgames. Je crois qu’on fait beaucoup de fixation sur cette conférence. On ne peut pas régler tous les problèmes du pays en même temps et en un même lieu », répond Attaher Ag Iknane. « La conférence, c’est pour répondre à la situation dans le nord et parler de tout ce qui divise les Maliens », ajoute Younoussa Touré, secrétaire général de la Coordination des mouvements et forces patriotiques de résistance II (CMFPR II), membre de la Coalition des mouvements de l’Azawad. Si la conférence est prévue pour décembre, la commission d’organisation n’a pas encore été mise en place. « Pour le moment, on ne peut rien dire. Un report n’est pas à exclure », confie une source proche du ministère de Réconciliation.

 

Source: journaldumali

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