Commission parlementaire sur Kidal : Le Premier ministre bientôt devant les députés

La Commission parlementaire mise sur pied pour faire la lumière sur les événements de Kidal travaille d’arrache-pied. A ce jour, elle a semble-t-il fini d’écouter les militaires impliqués dans le déroulement des événements du 21 mai et jours suivants. Apres le chef d’Etat major général, il ne resterait que l’ancien ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Soumeylou Boubeye Maiga, avant d’ouvrir la phase d’écoute des membres du gouvernement. Il s’gira pour les députés d’entendre la version du Premier ministre Moussa Mara et tous les ministres directement impliqués (y compris ceux qui n’étaient pas a Kidal mais qui s’étaient illustrés sur la tweettosphere).

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En attendant cette phase, nous publions quelques réactions du Premier ministre dans les medias.

 

Le premier ministre Moussa Mara sur RFI : « J’ai animé une réunion sous les feux nourris de ces groupes armés »

« Pendant que je discute, on attaque l’endroit où je me trouve »
Cet entretien a été enregistré avant que la Minusma annonce dans un communiqué l’assassinat de six officiels maliens au gouvernorat de Kidal.
Rfi : Suite aux affrontements violents entre l’armée du Mali et les groupes du Nord, notamment le Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla), estimez-vous que le Mali est en guerre ?
Moussa Mara : Cette attaque du gouvernorat est une déclaration de guerre parce qu’elle viole tous les protocoles qui ont pu être conclus avec ces groupes qui ont bien reconnu que Kidal est malienne en reconnaissant l’intégrité du territoire. Donc c’est une violation, c’est une déclaration de guerre qui va être traitée comme telle par la République du Mali.
Rfi : Des renforts de l’armée malienne sont déjà en partance pour la ville de Kidal. Confirmez-vous cette information ?
Moussa Mara :
 C’est une information confirmée. Des renforts d’ailleurs sont déjà arrivés à Kidal. Maintenant, il va falloir que nous traitions cela avec la dernière rigueur. C’est aussi simple que cela.
Rfi : Le Général Jean-Bosco Kazura, de la Minusma, tente de négocier une sorte de cessez-le-feu. Pour vous, c’est une solution ?
Moussa Mara
 : On n’est pas du tout des va-t-en-guerre. Notre objectif est que la souveraineté du Mali s’exerce sur l’ensemble de notre territoire, y compris Kidal. Si on peut l’obtenir de manière pacifique, pourquoi pas. Mais notre objectif est cela et nous allons employer tous les moyens pour y arriver.
Rfi : L’un des responsables du Mnla a déclaré sur notre antenne : « Moussa Mara est entièrement responsable de ce qui s’est passé à Kidal. » Que répondez-vous ?
Moussa Mara : Comment puis-je être responsable ? Je suis Premier ministre légitime de la République du Mali, comment puis-je être considéré comme responsable ? Il faut être sérieux et voir la situation en face. Je suis venu tranquillement, j’ai discuté et pendant que je discute, on attaque l’endroit où je me trouve. Et après on veut me traiter de responsable. Il faut qu’on soit sérieux. Ils ont franchi le Rubicon. Aujourd’hui, ils sont dans une situation désespérée et ils essaient de faire porter le chapeau à n’importe qui.

 

Kidal est malien

Moussa Mara sur BBC Afrique hier

M. le Premier ministre, les combats ont éclaté à l’issue de votre visite à Kidal, votre visite était-elle opportune ?

La visite était d’autant plus opportune que toute la communauté internationale a régulièrement demandé à l’Etat malien de faire en sorte que l’administration soit présente le plus rapidement sur le terrain.

 

Maintenant que la tentative du gouvernement de reprendre Kidal par la force a échoué, quelle est l’alternative ?

Ce que je peux vous dire simplement c’est que Kidal est malien. Et cela est reconnu par toute la planète y compris les Nations-Unies qui mardi dernier seulement, a travers le conseil de sécurité, ont fait un communiqué pour dire que la souveraineté de l’Etat malien sur son territoire ne saurait souffrir d’aucune exception y compris Kidal.

Donc nous, nous estimons que Kidal est malien, seulement, il faudrait réussir à établir cela dans les faits.

Notre priorité est le dialogue y compris il y a un mois, deux mois, 10 mois.

Ce qui s’est passé le 17 mai était constitutif d’une déclaration de guerre, c’est ce qui a entraîné la remontée de l’armée dans la ville de Kidal et qui a pu entraîner le désagrément causé à partir de mercredi dernier.

 

Evènements de Kidal : Le récit de Moussa Mara lors d’une conférence de presse à Gao

Violation flagrante de l’Accord de Ouagadougou, déclaration de guerre et entrée des Djihadistes à Kidal
Cette attaque est une violation flagrante des accords de Ouagadougou, une violation flagrante de toutes les attentes consécutives aux discussions faites en comité de suivi des accords d’Ouaga

. C’est donc une déclaration de guerre à la République du Mali. Et en tant que telle cette violation recevra la réponse appropriée. Nous sommes en train de nous organiser et il faut profiter de cette situation pour régler définitivement  cette affaire parce qu’on ne peut pas permettre qu’une ville du territoire malien soit un no man’s land ou vous avez toute sorte d’hommes qui circulent en arme. Le conflit au nord se règle et se règlera par des voies politiques, mais cela n’empêche pas que notre dispositif soit prêt à toute les éventualités. Il faut des confrontations pour qu’il y ait des accords. Donc les deux ne sont pas contradictoires.
Madiassa Kaba Diakité, envoyé spécial

 

Moussa Mara au congrès de la Lipma : « Nous pouvons faire de Kidal ce que nous voulons »

Le Premier ministre Moussa Mara a présidé la cérémonie de clôture du 3e congrès de la Ligue des prédicateurs du Mali (Lipma) le lundi 19 mai 2014 à 17 h à la Grande mosquée de l’ACI-2000. Occasion pour lui de rassurer ses compatriotes sur les capacités militaires du Mali. Selon lui, les armes dontl’armée malienne dispose aujourd’hui lui permettent de faire face au défi de Kidal.
Pour Moussa Mara, Kidal sera malien par tous les moyens.
« A l’heure où je vous parle (lundi à 18 h Ndlr), il y a près de 1000 soldats maliens qui sont arrivés en renfort à Kidal et d’autres renforts sont en route. Les armes dont nous disposons nous permettent de faire de Kidal ce que nous voulons. Nous voulons montrer à l’ennemi de quoi nous sommes capables. J’invite les uns et les autres à ne pas faire d’amalgame et surtout de ne pas attaquer nos partenaires. Nous venons d’avoir une réunion avec eux et ils savent ce que nous leur avons dit. Il faut que Kidal soit libéré de tous les groupes armés ».
Abdoulaye Diakité

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau  du   21 mai 2014.

 

Jeuneafrique.com : Violences à Kidal – le Mali entre « en guerre contre les terroristes »
Le Mali va mener une guerre sans merci aux terroristes ayant affronté samedi son armée à Kidal
 (extrême nord-est), combats ayant fait officiellement 36 morts dont huit soldats, a déclaré dimanche son Premier ministre Moussa Mara, en visite dans le Nord.
« Les terroristes ont déclaré la guerre au Mali, le Mali est donc en guerre contre ces terroristes. Nous allons mobiliser les moyens pour faire cette guerre, a dit Moussa Mara, joint par téléphone à Gao (nord-est), où il s’est rendu dimanche par hélicoptère en provenance de Kidal, chef-lieu de région à plus de 340 km au nord de Gao.
À la question de savoir s’il parlait des rebelles touaregs, mis en cause par son ministre de la Défense, Moussa Mara a répondu : « Quand quelqu’un attaque la République, c’est un terroriste, quelles que soient son origine, son appartenance à un terroir. Nous allons donc mener une guerre sans merci à ces terroristes ». Il n’a pas fourni d’autres détails.

Source: Nouvelle République

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