Choguel met son cabinet sur le gril

Choguel K. Maïga n’a pas pu répondre aux articles de presse encore moins se défendre comme il sait le faire en pareille circonstance. Il n’a trouvé mieux que d’interroger individuellement tous les membres de son cabinet. Secrétaire général, plantons, chauffeurs, et même les coursiers ont été «cuisinés». Il cherche à savoir qui a pu bien faire sortir les différents documents sur la commission de supervision.

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Tout porte à croire que le même exercice a été fait au niveau de l’Amrtp. Tout le monde est passé, un à un, dans le bureau du directeur-ministre Choguel pour répondre aux différentes questions. Même ceux qui  n’étaient pas au courant de cette affaire. Résultat : ils viennent de comprendre que le ministre-directeur a pris quelque chose qui ne lui appartenait pas et commencent à le regarder autrement, surtout ceux qui l’ont toujours estimé.

Mieux, ses défenseurs sont aussi rentrés dans la danse en l’enfonçant davantage. Ils pensaient faire une bonne chose pour le ministre Choguel K. Maïga, mais c’est l’effet contraire qui s’est produit. Nous avons un extrait des arguments de ceux qui défendent leur ministre. «…Dans le cas qui nous concerne ici, dont certains veulent en faire un fonds de commerce en cette période de veille de remaniement, on ne peut aucunement évoquer une entorse à la loi de la part du ministre Maïga. À partir du moment où c’est le ministre qui met en place la Commission, il va sans dire qu’il est membre de droit de ladite Commission en qualité de Superviseur.

À ce titre, qu’est-ce qui pourra l’empêcher de bénéficier d’un quelconque intéressement ? Et dans ce cas précis, personne n’a daigné évoquer en amont un quelconque vice de forme, même le commissaire aux comptes de l’Amrtp qui est un leader du paysage politique, n’ayant pas digéré son éviction par le président IBK. Dans cette affaire, s’il s’avère que le document vilipendé sur les réseaux sociaux contient une petite portion de véracité, mais l’on n’a rien à reprocher au ministre incriminé.

Si quelqu’un doit répondre au contrôle en cas d’inspection, ce dernier ne peut être autre que le signataire qui doit s’expliquer et non le ministre qui est le bénéficiaire. Il faut donc savoir tirer, si l’on veut avoir des effets escomptés. On peut donc dire, sans risque de se tromper, que le tireur embusqué a tiré dans l’air. Mais, en tirant à boulets rouges sur un homme qui se bat pour améliorer les conditions de vie et de travail de la presse, il faut admettre que la bonne foi y a fait défaut», peut-on lire dans le document. Sans commentaire !

En tout cas, tout le monde a compris maintenant ce que Choguel K. Maïga a fait, selon ses propres défenseurs.

Sinaly KEÏTA 

Source: Le Reporter

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