Cheaka Abdou Touré de la CEDEAO, à propos du DDR : « Les conditions minimales d’aller à ce programme n’existent pas aujourd’hui »

En marge de son exposé face aux membres du conseil économique et social et culturel (Cesc) par rapport à l’intervention de la CEDEAO au Mali sur le thème: «l’architecture de paix et de sécurité de la CEDEAO: cas du Mali», le représentant spécial de la CEDEAO au Mali, Cheaka Abdou Touré, s’est appesanti sur l’aspect Désarmement, Démobilisation et Réinsertion socioéconomique (DDR) des groupes armés. Et selon lui, les conditions minimales d’aller à ce programme n’existent pas aujourd’hui.

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Le retour de la paix au Mali, a-t-il dit, passe par le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion socio-économique. «Le Mali n’a pas autre choix que de passer par-là», a souligné Cheaka Abdou Touré. Avant d’ajouter que les conditions minimales d’aller à ce programme n’existent pas au Mali par ce qu’au niveau politique, aucune option de sortie de crise n’est prise.

Pour le représentant spécial de la Cedeao, on ne peut pas cantonner un soldat si ce cantonnement n’est pas partie intégrante d’un ensemble cohérent, lancé et planifié avec les moyens de mises en œuvre en place. «Pour cela, il faut que le gouvernement se détermine pour définir une politique de DDR. On ne peut pas cantonner quand il n’y a pas une véritable politique de DDR », a-t-il indiqué. Ensuite, poursuit-il, il faut œuvrer à la restauration de l’autorité de l’Etat de droit.

« C’est que tout le monde est en train de faire. Cette troisième phase, c’est vraiment la phase de reconstruction, de redéfinition du pays et de redéfinition de l’avenir. Ceci doit être gérer très stratégiquement par les autorités. Si elle ne l’est pas, on peut constater qu’on tourne en rond. Et ce n’est pas bon signe pour la restauration de la paix », a-t-il conclu. Rappelons que le cantonnement et le désarmement des groupes armés du nord du Mali est notifié dans l’accord de Ouagadougou, signé en juin 2013 entre l’Etat malien et les groupes armés.

H.B. Fofana

SOURCE: Le Républicain  du   20 août 2014.
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