Candidat à la candidature de l’Adema lors de la présidentielle de 2018 : Dramane Dembélé lance son dernier souffle

Essoufflé par la force des arguments de ses camarades de l’Adema Pasj, Dramane Dembélé lance son dernier cri. Il s’agit de présenter coûte que coûte un candidat interne lors de la présidentielle de 2018. C’est du moins de ce qu’il faut retenir du lancement de son livre-projet de société, le 20 janvier, à la Maison de la presse.

Candidat malheureux à la présidentielle de 2013, Dramane Dembélé, de qu’il s’agit, ces derniers temps, s’est laissé dominé par la passion et le désir  d’arriver par tous les moyens au sommet de l’Etat. Mais peine perdue. Car, ces différentes démarches et cris visant à convaincre les membres du Comité exécutif de l’Adema à présenter un candidat issu du parti  sont restés jusque-là sans effets. Aussi impopulaire qu’inaudible, Dramane Dembélé se retrouve isolé au sein de sa formation politique.  Parce que son attitude de revanchard contre son ancien allié, le Président Ibrahim Boubacar Keïta, n’est pas apprécié par beaucoup des siens. Toute la crème de l’Adema, à savoir Abdel Karim Konaté, Tiémoko Sangaré, Adama Sangaré et Adama Tiémoko Diarra  sont dans une logique cohérente. Il s’agit de soutenir IBK, si ce dernier se présentait à la présidentielle de 2018. Car, il est politiquement incorrect d’accompagner un président de la République durant tout un quinquennat et vouloir se présenter contre lui à la fin de son mandat. C’est pourquoi Adama Sangaré avait déclaré dans les colonnes de nos confrères de Jeune Afrique: «Personnellement, je souhaite que l’Adéma soutienne la candidature d’Ibrahim Boubacar Keïta. Aujourd’hui, nous n’avons pas de candidat qui incarne suffisamment le consensus au sein de notre parti. Il ne faut pas être candidat pour être candidat. Il faut être candidat pour rassembler et conduire l’ensemble de l’Adéma et des Maliens. Être candidat à la présidentielle au Mali dans le contexte actuel nécessite une grande réflexion. On ne peut pas se lever du jour au lendemain et dire qu’on est candidat. Nous devons renforcer nos acquis à la base: nous devons gagner des régions, obtenir beaucoup de députés aux prochaines législatives, et ensuite nous pourrons préparer sereinement la présidentielle de 2023», a il déclaré. Un autre ministre de l’Adema qui requiert l’anonymat abonde dans le même sens que le Maire Adama Sangaré, en confiant que tout responsable soucieux de la survie de l’Adema ne doit penser à une candidature interne du parti. Ce n’est pas à moins d’une année de la présidentielle qu’il faut réfléchir à présenter un candidat. Une candidature se prépare minutieusement avec des stratégies bien planifiées. «A l’Adema, nous avons le choix de soutenir IBK s’il se présente à la présidentielle pour renforcer le parti, ou présenter une candidature interne et périr. L’expérience de la mésaventure du RPM qui a chuté de 46 députés en 2002 à 11 députés doit nous servir de leçon. Si l’Adema présente un candidat contre Ibrahim Boubacar Keïta, il n’aura pas plus de 7 députés à l’Assemblée nationale», a –t-il déclaré. Malgré la clarté et la pertinence de ces arguments, Dramane Dembélé a continué ses agitations. Son clan avait même sollicité le Pr Dioncounda Traoré qui déclina leur proposition. Il a affirmé à qui veut l’entendre qu’il ne se présentera pas contre IBK en 2018.

Isolé sur toute la ligne, Dramane Dembélé a profité du lancement de son livre intitulé «Un Nouveau pacte social solidaire» pour annoncer que l’Adema aura son candidat en juillet 2018 et qu’il est dans la course pour la candidature de l’Adema.

Cette déclaration est qualifiée de plaisanterie dans les milieux politiques. Car, on estime que le choix de «Dra» a été une grosse erreur que personne à l’Adema ne souhaite revivre. A titre illustratif, à défaut de pouvoir obtenir un score honorable à la présidentielle, Dramane Dembélé (sans charisme) s’est fait humilié aux législatives de 2013 dans sa région natale, Ségou. De l’avis de certains de ses camarades, ces échecs récurrents devraient servir de leçon à M. Dembélé. Hélas ! Regrettent-t-ils.  Avant de demander si M. Dembélé est seul dans sa tête.

Une chose est sûre, c’est que, de l’avis des observateurs politiques, l’entrée de l’Adema dans le dernier gouvernement du premier mandat d’IBK est synonyme de renoncement à la présentation d’une candidature interne du parti en 2018.

Madou COULOU

 

 

Par La Preuve

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