Cabale contre HOUSSEINI AMION GUINDO: à chaque transition son homme à abattre !

Avec un déficit démocratique, un analphabétisme chronique, un envahissement des demi lettrés qui se prennent pour des experts, la malhonnêteté intellectuelle de certains hauts cadres et les agissements des politiques virtuels, l’opinion nationale ne peut jamais être à l’abri de manipulation grotesque lourde de conséquence. Après le feuilleton Soumaila CISSE avec la junte dirigée par Amadou Aya SANOGO en 2012, c’est le tour de Housseini Amion GUINDO de faire aujourd’hui les frais de ses prises de position. Faute d’être dans les prédispositions pour convaincre, la meute à la solde du diable pense pouvoir vaincre sur la base du mensonge et de la ruse. Devenu l’homme à abattre par tous les moyens, son cas révèle un bégaiement de l’histoire synonyme d’immaturité démocratique. Une posture qui n’intimidera pas l’homme selon plusieurs proches.

 

Pour des considérations personnelles égoïstes, au Mali chaque junte à son homme politique à abattre par tous les moyens. Faute de pouvoir répondre aux aspirations réelles du peuple, le conditionnement de l’opinion sur du faux est devenu l’exercice favori des autorités transitoires. Allergique à toutes contradictions comme à l’époque du parti unique, ils sont à la recherche permanente de bouc émissaire idéal pour masquer leur carence que nous savons congénitale.

Pourtant, le cas de Soumaila CISSE en 2012 aurait dû refroidir les ardeurs de ceux qui sont dans le déni total de la réalité et de la vérité aujourd’hui. En leader conscient de ce qu’il faisait, le fondateur de l’URD avait maintenu le cap contre les auteurs du coup d’Etat de 2012, malgré une hostilité qui avait failli lui coûter la vie. La suite est connue. Avant sa mort, il était devenu la coqueluche d’un peuple qui l’avait pourtant vilipendé et honni pour servir la cause qui avait leur agenda au sommet de l’État. Une manière pour eux peut être de se racheter après l’échec de celui pour qui ils avaient été conditionnés comme bétail électoral.
Malgré cet épisode riche en enseignement, revoilà l’histoire qui se répète honteusement avec Housseini Amion GUINDO. Dans le Malikoura de certains, l’homme n’est plus jugé à travers ses actes à la tâche, mais plutôt pour son opinion aussi véridique que cela puisse être au gré des intérêts des princes du jour.

Connaissant Poulo, nul ne parie sur un fléchissement avant qu’il ne soit réellement convaincu du cap pris par les autorités de la transition en faveur du bien-être des Maliens. N’en déplaise aux politiques virtuels et propagandistes virtuels, Housseini Amion GUINDO continuera à demander des explications et à alerter sans coup férir sur les dérives qui peuvent compromettre l’avenir de notre pays. Les injures grotesques et les tentatives de déstabilisation de son parti n’y changeront rien.

‘’ Se taire quand on n’est pas convaincu, c’est trahir ceux qui nous ont permis d’être la 4e force politique du pays. Ma légitimité n’est pas tronquée, elle n’est pas le fruit de la rue ou des armes. Je ne me reproche rien dans tout ce que j’ai fait pour le pays dans l’exercice de mes missions. Pourquoi vais-je me taire pour faire plaisir à X ou Y ? Il appartient aux autorités de la transition de nous faire mentir à travers non seulement des actions concrètes pour soulager le peuple pris à la gorge par la cherté de la vie et l’insécurité, mais aussi dans le sens du respect de leurs engagements. Sans cela, nous allons continuer à exiger non seulement qu’elles respectent le délai imparti à la transition, mais également qu’elles expliquent au peuple les tenants et les aboutissants de leur politique qui nous donne des sueurs froides. Si cela est un crime dans une démocratie, donc nous préférons être des criminels plutôt que d’assister passivement à la déchéance programmée de notre pays’’, martèle Poulo à qui veut l’entendre.

Pour le président du Parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM), la cabale sciemment entretenue contre sa personne est un non-évènement. En attendant que le temps se charge de répondre à ses détracteurs payés à la tâche, l’ex-député de Sikasso croit dur comme fer qu’aucun sacrifice n’est de trop pour sa seule patrie. Puisque le chien aboie, la caravane passe, chacun est libre dans son rôle.

MOUSSA COULIBALY
Correspondance particulière

Source : Info-Matin

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