BOUBOU CISSE, PREMIER MINISTRE : “Je suis un fils d’enseignants…”

Boubou Cissé en tournée dans les régions du Nord la semaine dernière est revenu sur la crise scolaire qui secoue le pays. Le chef du gouvernement a invité les syndicats enseignants à accepter l’application de l’article 39 à compter du 1er janvier 2020 au lieu de 2019 comme ils le réclament. Et pour que nul n’en ignore, il a ajouté : “Je suis aussi un fils d’un professeur et d’une institutrice. C’est dans le respect, dans l’amour de l’éducation qu’on m’a élevé. Je ne peux que vouloir que du bien vis-à-vis des enseignants”. 

 

La grave crise que traverse notre système scolaire depuis 2019 continue de faire des ravages. Le chef du gouvernement en visite dans le septentrion, s’est appesanti sur la revendication des syndicats du fondamental et du secondaire, notamment l’application de l’article 39 qui stipule que toute majoration de l’UNTM sera transposée sur les grilles des enseignants. Le gouvernement ayant accordé en 2019 20 % à l’UNTM, étalés sur 2019, 2020 et 2021, les enseignants souhaitent la même modalité d’application.

Vu le contexte actuelle difficile, le gouvernement a demandé aux syndicats enseignants  d’accepter l’application à partir du 1er janvier 2020 au lieu de 2019, réclamé. Face au blocage des négociations autour de la modalité d’application de l’article 39, le Premier ministre, Dr. Boubou  Cissé, en tournée à Tombouctou, est revenu sur le dossier.

Le chef du gouvernement reconnaît la légitimité de la revendication des enseignants, mais sollicite la bonne compréhension des syndicalistes face à la situation difficile que le pays connaît. “Votre revendication est légitime, nous allons la mettre en œuvre et nous souhaitons la mettre en œuvre à partir du 1er janvier 2020 mais sur les mêmes modalités que celles appliquées à l’UNTM”. Ce que rejette les syndicats du fondamental et du secondaire.

Le Premier ministre de demander à nouveau l’indulgence des syndicats pour que “les enfants puissent retourner à l’école dans les meilleurs délais”. Pour ce faire, il compte également sur chacun et chacune pour l’aider, notamment la société civile et des bonnes volontés pour y parvenir.

En dehors de son statut de Premier ministre, le chef du gouvernement ramène sa casquette de fils d’enseignants (père et mère) pour inviter ses pères et mères à regagner les classes pour sauver l’école malienne en proie à une crise récurrente depuis plusieurs années.

“Je suis aussi un fils d’un professeur et d’une institutrice. C’est dans le respect, dans l’amour de l’éducation qu’on m’a élevé. Je ne peux vouloir que du bien pour les enseignants. J’ai enseigné à l’université, quand je faisais ma thèse en France pendant trois ans. Donc, je ne peux pas avoir du mépris pour les enseignants. Ce n’est pas possible. Je n’ai pas été éduqué comme ça”.

Face à l’accueil chaleureux du monde de l’éducation, le Premier ministre a souhaité en retour faire tout son possible pour mettre fin à cette crise comptant sur la bonne foi des leaders syndicaux. “Les enseignants, les directeurs d’école et les directeurs d’académie que j’ai vus et la sincérité avec laquelle j’ai été accueilli, je souhaite qu’en retour, acceptent d’ouvrir les écoles pour que les enfants puissent reprendre le chemin des classes”, a plaidé Dr. Boubou Cissé.

Il a coupé court à toute velléité de croiser du fer avec ses pères enseignants soi-disant les remplacer par des volontaires. “Je suis à la tête d’une équipe qui n’est pas un gouvernement va-t-en-guerre, qui n’est pas un gouvernement qui cherche à croiser le fer avec qui que ce soit, encore moins les enseignants sur la question de l’école. Nous sommes un gouvernement responsable”, a révélé Dr. Boubou Cissé.

L’année dernière, le gouvernement, malgré la crise que traverse le pays, s’est engagé à améliorer les conditions des enseignants à travers l’octroi d’un statut particulier. Une nouvelle grille de leur salaire a été adoptée. Cette grille a vu une augmentation considérable du salaire de certains enseignants du bas de l’échelle.

Pour la catégorie A, l’indice est passé de 920 à 1060 points, soit 140 points d’augmentation sans oublier l’indemnité  d’équipement  à eux accordée par le gouvernement d’une somme annuelle de 60 000 F CFA ; les primes de zone et de logement revues à la hausse avec une amplitude de 20 000 F CFA.

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