Billet : Du mépris pour nos députés ?

Les députés s’offusquent d’avoir été simplement méprisés le vendredi 15 mai au CICB. Les représentants du peuple estiment avoir été superbement ignorés lors de la cérémonie de signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Pas une seule fois, le maître de cérémonie, notre excellent confrère Diarra Diakité, n’a mentionné la présence du président de l’Assemblée nationale.

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Dans toutes les interventions, à l’exception de celle du président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, le nom de l’Assemblée nationale n’a pas été mentionné. L’honorable Issaka Sidibé et la cinquantaine de députés présents parmi les invités n’ont fait l’objet de la plus petite des attentions qui leur est pourtant due, en tant qu’élus de la Nation. Et dire que l’homologue sénégalais d’Issaka Sidibé, Moustapha Niasse, était présent à la cérémonie en lieu et place du président Macky Sall !

 La Représentation nationale, meilleure illustration de la diversité de la nation malienne, a été ainsi platement ignorée lors de cette cérémonie. Et pourtant, de nombreux députés n’ont cessé de jouer leur partition dans la pacification du pays à travers des missions à l’intérieur et à l’extérieur pour faire le lobbying en faveur du pays.

En outre, lors de diverses cérémonies officielles, à l’aéroport lors des  visites des hôtes du Mali, les parlementaires sont souvent négligés ou rangés dans l’anonymat le plus total. Toute chose qui irrite les représentants du peuple qu’ils sont au point que certains d’entre eux commencent à protester contre cet état de fait. D’autres n’hésitent pas à pointer un doigt accusateur sur l’exécutif comme étant responsable de ce « climat entretenu de manque d’égard à l’endroit des élus du peuple « .

» Dans la circulation, dans les lieux publics, nul n’a un minimum d’égard pour nous. Nos sièges sont rangés loin derrière comme si nous ne jouissons pas d’un mandat électif. Cela doit être corrigé pour une meilleure image de notre démocratie « , a fulminé, hier à l’Hémicycle, un vice-président de l’Assemblée Nationale.

Pour de nombreux députés choqués par ce qu’ils ont vécu ce vendredi historique comme une humiliation, dans d’autres pays comme le Niger, le Sénégal, le Burkina Faso, le Bénin, les parlementaires sont respectés, considérés et honorés.

IBK, un ancien député, doit œuvrer à faire disparaître ce mépris vis-à-vis des représentants du peuple.

      Bruno D SEGBEDJI

 Source: L’Indépendant
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