Baco-Djicoroni ACI : Bébé Doc achète une villa à 470 millions de francs CFA

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Jusqu’où s’arrêtera finalement la boulimie du fiston national, alias Bébé Doc ? Après l’achat d’une villa à l’Hippodrome (à 300 millions de FCFA) et l’acquisition d’un champ-verger (1,2 milliard de FCFA), deux affaires révélées par le Sphinx, l’héritier du trône est (à nouveau) cité dans une affaire foncière qui défraie les causeries de grins à Bamako.

En effet, il aurait acheté une villa, sise au quartier Baco-Djicoroni ACI, à la coquette somme de 470 millions de nos francs. Cette villa, située en face du fleuve, appartenait à un homme d’affaires du nom de M. Keïta. Après la conclusion de cette juteuse vente, celui-ci aurait versé 70 millions à des coxeurs (très heureux !) qui ont œuvré dans le business. Fait inhabituel : toute la somme décaissée par Bébé Doc était en liquide, rapportée dans des mallettes, indique-t-on.

 

An I d’IBK

L’hôpital de Mopti mis dans le  bilan

Décidément, les Maliens auront des tonnes de poudre aux yeux avec la gouvernance actuelle. Tenez, dans le cadre du bilan de la première année d’IBK aux affaires, le pouvoir a élaboré un petit document destiné à mettre en relief les actions ( ?) du président de la République. Au chapitre de la santé, figure l’inauguration de l’hôpital de Mopti. Ici, le seul mérite d’IBK a été, pas de construire, mais d’inaugurer un joyau construit par Amadou Toumani Touré. D’ailleurs, lors de la cérémonie d’inauguration, IBK a eu l’élégance de reconnaitre que l’œuvre était d’ATT. Alors, pourquoi certains tentent aujourd’hui de le mettre dans le bilan d’Ibrahim Boubacar Keïta ? Heureusement, les Maliens ont tout compris.

 

Négociations à Alger

IBK en balade en chine

Le Mali, avec la tenue des négociations d’Alger, se trouve à un tournant décisif de son existence. En ce moment précis, le président de la République peut être sollicité à chaque instant pour avoir son avis et/ou sa décision sur chaque point des négociations. Mais c’est ce moment crucial que IBK a choisi pour se rendre en Chine. Sur place, il prend part à un simple forum qui n’est rien face à l’avenir immédiat du Mali. Le comble du ridicule : le pouvoir en place se glorifie de la participation de IBK à ce forum en affirmant qu’il est « le seul chef d’Etat invité ». En réalité, beaucoup de chefs d’Etat de la sous région ont décliné l’invitation.

 

Bilan d’IBK

Les partis alliés mis à contribution

Un document squelettique sur le bilan d’un an de gestion d’IBK vient d’être élaboré par le régime et distribué aux partis alliés de la mouvance présidentielle. Ces partis sont chargés de faire une large communication du document qui, en réalité, ne contient pas grandes choses. Car en termes de bilan, il n’y a, pour le moment, que l’achat d’un avion présidentiel (à 20 milliards) et des dépenses de prestige pour le bonheur et le confort du camarade-président, bien aimé… Alors qu’il est venu trouver un « pays à terre », comme il ne cesse de l’affirmer aux Maliens. Et ces dépenses de prestige alors ?

 

Finances

Le FMI débarque à Bamako

Une délégation du fonds monétaire internationale est incessamment attendue à Bamako pour des échanges avec les autorités maliennes. Cette mission est composée d’experts. Elle doit passer en revue le programme entre le Mali et l’institution financière. Au cours de la mission, deux dossiers domineront les échanges. Il s’agit de l’acquisition du Boeing d’IBK, et du contrat d’armement (gré à gré de plus de 100 milliards) attribué à un certain Kagnassy dont le nom revient dans pas mal d’affaires obscures depuis quelque temps… Les deux affaires (achat d’avion et contrat d’armement) sentent une forte odeur d’opacité, voire de magouille. Ce qui a amené le FMI et d’autres partenaires (Banque mondiale et l’union européenne) à geler leurs décaissements en direction du Mali. Ces partenaires demandent des comptes au gouvernement malien à travers le ministère des finances. Les autorités maliennes arriveront-elles à convaincre le FMI, pour qu’il reprenne ses activités ? C’est là toute la question.

 

Abidjan

L’Ambassade du Mali privée d’électricité

La semaine dernière, l’humiliation était à son comble à l’ambassade du Mali à Abidjan, à cause de la coupure d’électricité opérée par la société d’électricité de Cote d’Ivoire. Cette société aurait pris cette mesure extrême contre la représentation diplomatique malienne en raison du non-paiement de factures, dont le montant n’a pas été communiqué. Après la coupure du courant, les diplomates et autres agents de l’ambassade ont eu recours à des torches ou à la lumière des téléphones portables pour éclairer bureaux et escaliers…

Voilà l’image que reflète aujourd’hui le Mali, à travers ses ambassades à l’extérieur. Au lieu de se précipiter à engager le pays dans des dépenses folles et inopportunes, le pouvoir aurait pu épargner le pays d’une telle humiliation à Abidjan. Au fait, qui jurait de restaurer l’honneur et la dignité des Maliens ?

SOURCE: L’Aube
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