Au Mali, Bah N’Daw, un ancien colonel-major nommé président de la transition

Ministre de la Défense en 2014, Bah N’Daw, colonel-major à la retraite, vient d’être nommé à la tête du Mali. Un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires refusent donc de lâcher les rênes du pays, malgré les sanctions des pays voisins ouest-africains.

À la veille du 60e anniversaire de son indépendance, le Mali a un nouveau président. Bah N’Daw vient d’être nommé président de la transition, a annoncé ce lundi 21 septembre Assimi Goita, le chef de la junte au pouvoir, annonce Mali Actu. Ce dernier devient quant à lui vice-président. Malgré la pression internationale, un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires sont donc loin de se retirer de la scène.

S’il est désormais à la retraite, Bah N’Daw, 70 ans, est en effet un haut gradé du pays issu de l’armée de l’air, souligne le site d’information malien. Colonel-major, “Le Grand”, tel qu’il est surnommé, a été formé en URSS, avant de devenir aide de camp de l’ancien président Moussa Traoré. En 2014, il devient ministre de la Défense pour quelques mois.

L’homme a donc déjà travaillé étroitement avec les militaires français, déployés depuis 2013 dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane contre les groupes djihadistes. Mais sa maîtrise du russe pourrait aussi le pousser à entretenir de nouveaux partenariats, alors que le sentiment antifrançais va croissant dans le pays.

Ces derniers jours, les négociations s’étaient intensifiées à Bamako et dans le camp militaire de Kati d’où est parti le coup d’État du 18 août dernier. La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait fixé à mardi 22 septembre son ultimatum pour qu’un président de la transition et un Premier ministre soient nommés. Celle-ci avait également exigé qu’un civil et non un militaire prenne la tête du pays.

Comment les pays de la région vont-ils réagir à cette nomination ? S’ils n’acceptent pas de lever les dures sanctions économiques imposées au Mali depuis le putsch, l’arrivée au pouvoir de Bah N’Daw risque d’être particulièrement périlleuse. Déjà en prise avec une crise sécuritaire liée aux attaques terroristes incessantes, et avec une crise politique, il pourrait faire face à une forte grogne sociale. C’est dans ce contexte particulièrement tendu que ces prochains mois, le nouveau président de la transition aura pour première tâche d’organiser des élections, et de rendre le pouvoir aux civils.

Ministre de la Défense en 2014, Bah N’Daw, colonel-major à la retraite, vient d’être nommé à la tête du Mali. Un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires refusent donc de lâcher les rênes du pays, malgré les sanctions des pays voisins ouest-africains.

À la veille du 60e anniversaire de son indépendance, le Mali a un nouveau président. Bah N’Daw vient d’être nommé président de la transition, a annoncé ce lundi 21 septembre Assimi Goita, le chef de la junte au pouvoir, annonce Mali Actu. Ce dernier devient quant à lui vice-président. Malgré la pression internationale, un mois après le coup d’État qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires sont donc loin de se retirer de la scène.

S’il est désormais à la retraite, Bah N’Daw, 70 ans, est en effet un haut gradé du pays issu de l’armée de l’air, souligne le site d’information malien. Colonel-major, “Le Grand”, tel qu’il est surnommé, a été formé en URSS, avant de devenir aide de camp de l’ancien président Moussa Traoré. En 2014, il devient ministre de la Défense pour quelques mois.

L’homme a donc déjà travaillé étroitement avec les militaires français, déployés depuis 2013 dans le cadre des opérations Serval puis Barkhane contre les groupes djihadistes. Mais sa maîtrise du russe pourrait aussi le pousser à entretenir de nouveaux partenariats, alors que le sentiment antifrançais va croissant dans le pays.

Ces derniers jours, les négociations s’étaient intensifiées à Bamako et dans le camp militaire de Kati d’où est parti le coup d’État du 18 août dernier. La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait fixé à mardi 22 septembre son ultimatum pour qu’un président de la transition et un Premier ministre soient nommés. Celle-ci avait également exigé qu’un civil et non un militaire prenne la tête du pays.

Comment les pays de la région vont-ils réagir à cette nomination ? S’ils n’acceptent pas de lever les dures sanctions économiques imposées au Mali depuis le putsch, l’arrivée au pouvoir de Bah N’Daw risque d’être particulièrement périlleuse. Déjà en prise avec une crise sécuritaire liée aux attaques terroristes incessantes, et avec une crise politique, il pourrait faire face à une forte grogne sociale. C’est dans ce contexte particulièrement tendu que ces prochains mois, le nouveau président de la transition aura pour première tâche d’organiser des élections, et de rendre le pouvoir aux civils.

 

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