An I de Boubou Cissé à la primature: Un Bilan mitigé

La crise scolaire, la multiplication des attaques contre les populations civiles et militaires, l’enlèvement du chef de file de l’opposition, le non présentation de déclaration de politique générale devant l’assemblée nationale, le laxisme dans la gestion de COVID 19 et l’ affaire des blindés en “carton”ont fortement noirci les 365 jours du premier ministre Boubou Cissé à la primature.


Sa nomination à la tete du gouvernement malien le 22 avril 2019 avait suscité beaucoup d’espoir surtout avec l’accalmie revenue au centre du pays. il a redoré l’image auprès des partenaires techniques et financiers, signé un accord politique de gouvernance avec des partis politiques de la majorité et de l’opposition.

Cet accord a permis de former un gouvernement ouvert à une partie de l’opposition, et pas des moindres. Il a organisé le Dialogue national inclusif. Dr Boubou Cissé vient en outre d’organiser les élections législatives pour légitimer l’ Assemblée nationale. ses points positifs ont été émaillés par l’incapacité de son gouvernement à présenter sa Déclaration de politique générale, à trouver une solution aux problèmes des enseignants, à maintenir l’accalmie au centre et au nord du pays.

Depuis quelques mois, les attaques meurtrières contre les populations civiles et militaires s’intensifient et se propagent vers la région de kayes.
Pis, le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaila Cissé a été enlevé en pleine campagne électorale dans la région de Tombouctou, malgré l’assurance donnée par le gouvernement de Boubou Cissé de sécuriser les candidats.

A ceci, s’ajoutent l’organisation des élections en dépit de la menace de l’expansion de COVID 19 et de l’avis contraire de la commission scientifique du ministre de la santé et des affaires sociales, l’affaire des blindés en carton..

La conjonction de ce faisceau d’indices atteste à suffisance le caractère mitigé des 365 jours de Boubou Cissé à la tete du gouvernement. Après la proclamation des résultats définitifs du second tour du scrutin législatives par la cour constitutionnelle, le premier ministre Boubou Cissé devrait démissionner . Le président de la République ne serait pas obligé de le reconduire et pourrait nommer quelqu’un autre à la tète du gouvernement .

 

Source: Le Guido

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