A l’aéroport IBK était ivre de haine” : Cohabi-tensions en pouvoir et opposition

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Les propos du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita à l’encontre de Tiébilé Dramé, de retour de sa visite d’Etat en France indignent l’opposition. C’est la raison pour laquelle elle a tenu une conférence de presse le samedi 31 octobre au CICB.

 

Les propos du président de la République à l’encontre du président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, continuent d’alimenter le débat politique.

Après le communiqué de jeudi dernier, les 12 partis politiques qui se sont engagés dans l’opposition, sont montés au créneau à la faveur d’une conférence de presse de clarification pour qualifier l’intervention du président et de son gouvernement de menaces sur la liberté d’expression et d’opinion au Mali.

“Cette visite qui a honoré notre pays a été malheureusement ternie par les propos du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita qui s’est livré à une attaque personnelle à l’encontre de Tiébilé Dramé”, a affirmé le chef file de l’opposition, Soumaïla Cissé.

Et de rappeler que le président n’était pas à son premier dérapage verbal. “L’attaque injurieuse a été précédée par d’autres dérives verbales du président de la République durant son séjour parisien à travers lesquelles il a traité l’opposition d’irresponsable pour avoir critiqué l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation. A Paris, nous l’avons vu agiter le doigt, se fâcher et dire : ‘ces petits prétentieux’ pour finir en bambara ‘a bora politiki la, a kera malobaliya yé’”, (littéralement “ce n’est plus de la politique, c’est de l’impertinence, de l’impolitesse. Les injures de personnalités politiques sont indignes de la fonction présidentielle), a-t-il expliqué.

A en croire Soumaïla Cissé c’est une menace contre la liberté d’expression. “La liberté d’expression n’est pas une chose négociable. Elle a une base solide.  Nous continuerons à critiquer objectivement les décisions de la majorité. Nous continuerons à dénoncer les agissements malencontreux du président et de son gouvernement…”

Selon le secrétaire général Parena, Djiguiba Keita dit PPR, la souveraineté  et la liberté de parole sont les deux choses auxquelles les Maliens restent attachés. C’est pourquoi, il est important de mieux s’organiser pour répondre au pouvoir. “Ce que Tiébilé fait n’est pas à l’encontre d’une personne, mais un système. Il n’y a rien de personnel dans nos interventions. Le président était seulement ivre de haine depuis l’aéroport de Bamako-Sénou…”

Bréhima Sogoba et Hawa Sy stagiaire

source : L’Indicateur du Renouveau

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