À fleur de vérité La victimisation comme seule arme

En raison de ma versatilité -que je partage avec les Maliens- je me refuse tout pronostic pour l’élection présidentielle de cette année. Sinon, j’aurais pronostiqué son échec. Lui qui semble s’être pris les pieds dans le tapis rouge de la fanfaronnade. Il ne mérite pas une seconde chance.


Lui qui a inauguré l’ère des grands scandales financiers. Lui qui, parce que n’ayant pas d’hommes de confiance et capables, a ressuscité des «morts politiques», comme pour raviver les rancœurs de ses compatriotes. Et surtout, trahir leur confiance. Il ne mérite pas un second contrat.
Celui qui semble s’éloigner tous les jours de nos préoccupations fondamentales. Celui qui, pour son seul confort, est capable d’affamer toute une nation, ne mérite pas notre confiance.
Celui qui est entre la villa des hôtes et sa résidence personnelle, mais qui ne daigne jamais renoncer à une prime de logement, ne devrait guère avoir notre confiance. Celui qui a toujours méprisé la presse, et qui demande aujourd’hui de lui ouvrir les caisses de l’Etat -l’élection présidentielle en perspective- ne devrait point nous inspirer confiance.
Celui qui se fait bouder aujourd’hui par des leaders religieux, aura perdu la confiance de ces hommes de Dieu. Après avoir perdu celle de ses électeurs en 2013, qui se lamentent encore de lui avoir fait confiance.
Puisqu’il a très fort dans la victimisation, il cherchera à arracher quelques larmes aux Maliens, histoire de se donner une nouvelle chance. C’est le seul moyen, pour lui, de pouvoir attendrir à nouveau les Maliens.
Mais, doit-on faire confiance à quelqu’un qui présente un tel profil psychologique ? Puisqu’il analyse souvent les situations de manière bipolaire, estimant que les bonnes choses qui lui arrivent sont méritées, mais en revanche, les mauvaises sont vécues comme injustes. Je documente mon argumentaire.
«À aucun moment, une personne affichant un profil psychologique de victimisation ne pourra se voir comme ayant une part de responsabilité dans les événements douloureux qui lui arrivent, car cela le ramènerait à des sentiments de culpabilité et de honte.» Elles sont gravissimes les conséquences d’un tel profil, selon des spécialistes.
«La présence d’un quelconque sentiment de victimisation dans la psychologie de la personne peut l’empêcher de prendre de bonnes décisions, voire de ne pas en prendre du tout. Constamment prise dans une spirale infernale axée sur le côté injuste de ce qui lui arrive, elle est dans l’incapacité de trouver une solution à son problème. Tout, pour elle est question de faute, de responsabilité, ce qui ne permet pas de résoudre la situation.
Outre cette conséquence sur l’inaction, le fait de se victimiser constamment peut chez certains justifier des comportements destructeurs tels que par exemple l’addiction. Bien qu’elles soient alors responsables de leurs actions, elles rejettent la faute sur autrui, rendant très difficile la prise de conscience nécessaire à la résolution de ces problèmes.» C’est mon cousin adoré tout craché !
Issiaka SISSOKO

 

Source: Le Reporter

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