26e Anniversaire du CNID FYT: Me Tall appelle à la consolidation des partis politiques

La direction du Congrès national d’initiative démocratique (CNID-Faso-Yiriwa Ton) a célébré, jeudi dernier, avec faste le 26e anniversaire de la création du parti à son siège sis à la zone industrielle. L’événement a été marqué par une Assemblée générale couplée d’un don de sang en faveur des forces armées de défense et de sécurité du Mali.

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25 mai 1991-25 mai 2017, le CNID Faso Yiriwa Ton a 26 ans. Pour marquer l’événement, la direction du parti a tenu, jeudi dernier, une Assemblée générale couplée d’un don de sang en faveur des forces armées et de sécurité. Les travaux de cette assemblée présidés par Me Mountaga TALL, président du parti, ont enregistré la présence de plusieurs responsables du parti du soleil levant, dont la présidente du mouvement des femmes, Mme Sidibé Madina TALL ; du secrétaire général du parti Amadou Baba SY ; du président du mouvement des jeunes du parti, Mahamoudou TOURE ainsi que des membres de la commission des sages et une foule nombreuse de militants.
Au menu des échanges entre militants et responsables du parti, la création du CNID, le bilan de ses 26 ans de combat démocratique ; le bilan de sa participation aux élections communales de 2016 ; le bilan de son accompagnement au président IBK, les mesures à prendre pour redynamiser structures du parti, etc.
À l’entame de ses propos, Me Mountaga TALL a rappelé que la journée du 25 mai correspondait à la journée de l’Afrique avant d’avancer le choix de cette date pour la création du CNID.
De cette date de création à nos jours le CNID, selon son président, a contribué, autant que possible, non seulement à l’instauration, mais aussi à la consolidation de la démocratie dans notre pays.
Pendant ses 26 ans, le CNID a été la première force d’opposition dans ce pays après l’instauration de la démocratie. « C’était une mission extrêmement difficile, mais exaltante », reconnait Me TALL.
Dans ce cadre, le CNID a été le premier parti de l’ère démocratique de notre pays à avoir déposé une proposition de loi, à avoir interpellé un gouvernement ; à avoir défendre une motion de censure ; à avoir initié tout ce qui est imaginable dans un débat démocratique au niveau de l’Assemblée nationale.
Actuellement le CNID, selon son premier responsable, est en train de contribuer à la consolidation de la paix dans notre pays. « Nous continuons à faire en sorte que la république se fortifie dans le cadre du débat sur la révision constitutionnelle », a dit Me TALL. Avant d’ajouter que : « Nous pensons, en tant que parti politique de prendre part à tous les débats démocratiques et républicains ».
Faisant le point de la partition du parti aux échéances électorales de 2016, l’ancien porte-parole du gouvernement a fait savoir que rares sont les partis qui sont satisfaits de leurs résultats lors des dernières consultations communales de 2016. Selon lui, la raison principale de cette mauvaise performance des partis politiques est due au fait que notre pays connait un émiettement préjudiciable à la consolidation des partis politiques, donc, préjudiciable à la démocratie.
Pour Me TALL, le temps est venu de réfléchir sur les conséquences dramatiques de l’émiettement des partis politiques, sur le renforcement des partis politiques et de la démocratie dans notre pays, sur le bon aboutissement des actions de développement.
Sur les 26 ans de parcours démocratique, Me TALL a indiqué que la démocratie était une quête permanente. « Il y a toujours des hauts et des bas avec une exigence de veille permanente », a-t-il dit.
Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Ainsi, a donc reconnu Me TALL, la gouvernance démocratique a souvent été négative que certains de nos concitoyens se sont interrogés sur la pertinence de ce système. Mais pour Me TALL, ce n’est pas la démocratie qui est en cause, plutôt les hommes politiques eux-mêmes.
Par ailleurs, au cours de cette assemblée générale, Me TALL s’est prononcé sur l’éviction du maire de Kalabancoro, élu de son parti, à la suite d’un contentieux post électoral. .
«L’affaire a été tranchée au niveau de la Cour suprême, il y eu des annulations de voix et il fallait recompter les voix. Ce qui n’a pas été fait», a déploré Me TALL qui estime que son parti était toujours en tête malgré ce réajustement judiciaire.
Ainsi, a-t-il dénoncé, ces genres de comportement se gère difficilement dans un système d’accompagnement politique.
De son côté, le secrétaire général du parti, Amadou Baba SY, a indiqué qu’il faut aujourd’hui un changement de cap pour le parti. En somme, il s’agit d’intensifier les formations à l’endroit des militants, multiplier les rencontres entre la direction du parti et la base.
Au cours des débats, certains intervenants ont pointé du doigt l’immobilisme de la direction du parti comme principal responsable de ses contreperformances.
D’ailleurs, chaque membre du comité directeur qui se dit être légitime doit désormais se faire élire soit conseillers communal ou député.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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