Transition au Mali : La Cédéao plus clémente que prévu après le retour des militaires à la tête de l’exécutif

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) se sont réunis en sommet extraordinaire dimanche dernier (30 mai 2021) à Accra (Ghana) pour faire le point sur la crise sociopolitique qui prévaut au Mali. Une situation récemment marquée par l’arrestation, la détention et des démissions subséquentes du président et du Premier ministre de transition le 26 mai 2021. Il s’agissait surtout de déterminer la nouvelle ligne d’action pour la transition. En la matière, les dirigeants ouest africains ont maintenu la durée de la transition à 18 mois et le maintien des dates prévues (27 février 2022 pour le premier tour) pour la présidentielle.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a maintenu la durée de la transition à 18 mois et a exigé la mise en place d’un gouvernement inclusif au Mali, a précisé le communiqué du sommet extraordinaire des chefs d’Etat tenu ce dimanche à Accra (Ghana) sur la situation dans notre pays après que les militaires aient repris le pouvoir le 24 mai dernier. Ce nouveau gouvernement inclusif devrait être formé pour poursuivre le programme de transition.

Les dirigeants de l’organisation sous-régionale ont réaffirmé la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra en septembre dernier. «Dans ce contexte, la date du 27 février 2022 déjà annoncée pour l’élection présidentielle doit être absolument maintenue», a précisé le communiqué final du sommet d’Accra. Et un mécanisme de suivi sera mis en place à cet effet.

Ils ont également maintenu les décisions antérieures selon lesquelles le chef de la transition, le vice-président et le Premier ministre de la transition ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle. A noter que ce sommet extraordinaire a décidé également de suspendre le Mali des institutions de la communauté conformément aux dispositions de la CEDEAO.

Les chefs d’État ont appelé à la mise en œuvre immédiate de toutes ces décisions conformément au calendrier de transition défini. Pour ce faire, ils ont exhorté le Médiateur Goodluck Jonathan à retourner au Mali dans un délai d’une semaine pour «impliquer les parties prenantes sur ces décisions» !

Moussa Bolly

 

Source: Le Matin

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