Le mariage pour les jeunes Bamakoises

Dans la société malienne, le mariage est un passage obligatoire qui apporte plusieurs changements dans la vie d’une jeune fille. Ses bienfaits sont reconnus par la plupart des jeunes bamakoises que nous avons approchées pour savoir ce qu’elles pensent de cet engagement, considéré comme devant durer toute une vie.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont des visions très différentes sur le mariage.

L’évolution de la société entraine forcement de nouvelles réalités. Le mariage, comme toutes les étapes de la vie, est impactée par de nouvelles règles. Les préalables pour fonder son ménage aujourd’hui ne peuvent pas être, par exemple, les mêmes que le nécessaire requis du temps de nos ancêtres. Cela joue pour beaucoup sur l’opinion de certaines jeunes filles sur le mariage. A Bamako, la ville la plus modernisée du Mali, elles ne sont pas toujours prêtes à s’engager tôt pour une vie de couple. Les études ont une grande part dans cette réticence.

« Je voudrais d’abord terminer mes études avant de me marier puisque je ne pense pas pouvoir m’occuper des travaux ménagers et continuer avec mes études en même temps », nous confie une jeune lycéenne.

Même si de difficultés nouvelles apparaissent de nos jours à propos du mariage, les facteurs qui incitent la plupart des jeunes filles à s’impatienter à attendre ce beau jour n’ont pas évolué profondément. Le respect, la sécurité, la stabilité et la « conscience tranquille » sont des arguments qui reviennent souvent. « De toutes les façons, le mariage est l’un des fondements de notre société. Mieux vaut être dans un mauvais mariage que d’être célibataire à un certain âge. Le respect et la considération sont généralement réservée pour les mariés », affirme cette autre jeune fille qui n’a pas fréquenté l’école.

Dans la conception moderne du mariage, le consentement est la base de toute union. C’est même un critère indispensable, selon le code des personnes et de la famille du Mali. Malgré tout, le poids de certaines pratiques traditionnelles conduisent encore de nos jours à des mariages forcés ou précoces. Toute chose qui peut donner un goût amer au mariage pour certaines filles qui ont été victimes de ces pratiques à la fleur de l’âge. Si certaines acceptent une vie de foyer sous la contrainte ou étant très jeunes, d’autres ne peuvent concevoir de vivre dans une telle situation.

« J’ai dû quitter la maison familiale parce qu’on a voulu me donner en mariage à un cousin alors que je n’avais pas encore l’âge », raconte cette élève de la 8e année.

Au l’aune de ces différents témoignages, il apparait que les opinions des jeunes bamakoises peuvent être assez tranchées concernant le mariage. Les parents qui ont une grande part d’influence sur la décision de ces jeunes filles quand elles doivent s’engager dans une union ne prennent hélas pas toujours en compte leurs avis. Une réalité regrettable en ce 21e siècle.

Source : Maliactu.info

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