Us et coutume : La mosquée de Mopti

Mopti est l’une des villes africaines les plus riches historiquement. Les conflits d’indépendance l’ont rendu célèbre. D’essence musulmane, cette ville abrite l’un des édifices religieux les plus jolis de la région ; il s’agit de la mosquée de Komoguel! De type soudanais, ce merveilleux bâtiment fait en banco étonne plus d’un. Haut de 15 m de haut, ce colosse mesure 31 mètres de long sur 17 m de large. Les matériaux de construction sont le témoignage de la culture architecturale du site.

 

De style architectural soudanais, la grande mosquée de Mopti, communément appelée mosquée de Komoguel, a une superficie de 12 a 76 ca. La construction de la mosquée remonte entre 1933 et 1935. Elle est construite à la place d’une autre qui datait de 1908.

Mesurant 31 mètres de long sur 17 mètres de large, elle est haute de 15 mètres elle est bâtie en briques de banco et crépie de la même matière.   Elle se compose de deux parties : la première est couverte et la seconde constitue la cour. L’édifice est entouré d’un mur d’enceinte dont la hauteur varie entre 2m40 et 2m90. La toiture est portée par des piliers massifs alignés parallèlement au mur de la qibla (l’indication de la direction de la Mecque).

La mosquée Komoguel accueille le plus grand nombre de fidèles à Mopti pendant les heures de prière, en particulier pendant la grande prière du vendredi. Ce caractère fédérateur fait de ce monument cultuel un instrument de maintien et de renforcement des liens sociaux.

Au regard de son importance, à la fois historique, architecturale, touristique, esthétique, culturelle et spirituelle, la mosquée de Komoguel a été inscrite à l’inventaire par Décision N° 1593 /MC – SG du 14 octobre 2004 et classée dans le patrimoine culturel national par Décret N° 05-480/P-RM du 28 septembre 2005.

La Grande Mosquée de Mopti a été restaurée d’octobre 2004 à juin 2006. En effet, bien que relativement jeune, ce monument en terre datant des années 1930 avait été mis en péril par un manque prolongé d’entretien et des applications inadéquates de revêtements en ciment. Le travail de restauration a consisté non seulement en des activités de réparation de l’ouvrage, mais également de la formation de jeunes apprentis en maçonnerie, crépissage, menuiserie, y compris leur alphabétisation pour leur permettre d’apprendre d’autres langues et d’écrire les leurs. A la fin des travaux, approximativement 30 apprentis ont reçu une formation complète dans les différents métiers liés à la restauration, garantissant à l’ouvrage des réparations et des travaux d’entretiens respectant les matériaux d’origine : terre, paille et bois. Sa restauration a eu lieu d’octobre 2004 à juin 2006 grâce au financement accordé par la Fondation Aga Khan  pour la culture (AKTC).

Oumou SISSOKO

Source : L’Alternance

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.