Situation au Nord du Mali : Un camion humanitaire braqué à Aguelhok – Un véhicule civil saute sur une mine et fait 5 blessés à Ansongo

L’insécurité au nord du Mali reste toujours préoccupante malgré la présence des forces armées maliennes, des casques bleus et des militaires français. Les civils tout comme les militaires sont régulièrement la cible des bandes armées. En effet, le dimanche 9 mars, c’est un véhicule humanitaire, transportant des vivres et des médicaments destinés à des réfugiés et quelques déplacés récemment rentrés, qui a été la cible d’une attaque des éléments du MNLA dans la localité d’Aguelhok.

 

 Soldats du MNLA à Kidal le 4 février 2013.

Le véhicule, qui se rendait donc dans cette localité, a été intercepté par les assaillants à quelques kilomètres de la ville. Le chauffeur et le personnel humanitaire se trouvant à bord ont d’abord été dépouillés avant que les hommes armés ne prennent possession de la cargaison de vivres et médicaments. Au moment où nous mettions sous presse, les responsables de ce braquage n’ont pas encore été arrêtés.

Il est à préciser que les tensions sont récurrentes dans cette partie de la région entre les communautés touareg à propos de l’unité nationale.

Une frange de cette  communauté touareg très minoritaire mais armée se réclame du MNLA et revendique son appartenance à la fantomatique République de l’Azawad. En face d’elle, il y a une écrasante majorité de la population, dont beaucoup d’Imghad, qui œuvre pour la réconciliation nationale.  Cette communauté est souvent la cible  d’éléments proches du MNLA en raison de leur loyauté au gouvernement malien et les aides destinées à la population sont aussi détournées. L’insécurité est réelle dans la localité et les risques d’affrontements sont réels.

Une mine saute à Ansongo

Toujours dans la journée de ce dimanche 9 mars, dans la région de Gao et précisément à Ansongo, c’est un autre véhicule civil qui a sauté sur une mine. Il y a eu de nombreux dégâts matériels  et plusieurs blessés. On parle de cinq blessés, qui ont aussitôt été évacués à Gao pour recevoir des soins.

Abdoulaye DIARRA

SOURCE: L’Indépendant

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