Regain d’insécurité à Gao : – 7 militaires maliens blessés après l’explosion d’une mine – L’axe Ansongo-Ménaka, point de prédilection du MUJAO

Un véhicule de l’armée malienne a sauté sur une mine lundi dernier entre Ansongo et Ménaka, localités situées dans la région de Gao, en proie à des conflits intercommunautaires et à d’intenses mouvements des groupes terroristes notamment le mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest.

 militaires français operation serval

Cette explosion est survenue  au retour d’une patrouille de l’armée malienne qui  avait escorté des forains  en raison du risque élevé d’insécurité dans cette zone.

 

 

Les blessés dont certains sont dans un état grave ont immédiatement  été conduits à l’hôpital de Gao.

 

 

La cité des Askia  a été pendant l’occupation le fief du mouvement  pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest. En effet depuis sa libération par les forces armées maliennes, africaines et françaises, la région a fait l’objet de plusieurs attaques. Les jihadistes qui ont  fui les grandes agglomérations ont trouvé refuge dans la brousse et dans certains campements, réussissant toujours à infiltrer les populations qu’ils côtoient.

 

 

Des roquettes sont souvent lancées en direction des positions de l’armée. Des mines ont également été placées par endroits par les jihadistes en déroute. Sans oublier que ces derniers guettent les mouvements de l’armée à l’intérieur de la région pour placer des mines comme ce fut le cas lundi dernier entre Ansongo et Ménaka.

 

 

Pourquoi l’axe Ansongo-Ménaka est infesté de jihadistes et de bandits de tout acabit

 

 

La position géographique de ces deux  localités les rend beaucoup plus vulnérable. Ces deux cercles sont à la fois proches des frontières du Burkina Faso et du Niger. Toutes choses qui facilitent le repli des bandits armés après chaque attaque. Du cercle d’Ansongo en passant par l’Abbezanga jusqu’au Niger voisin, ce sont le plus souvent des éléments du MUJAO très mobiles qui organisent les attaques contre les convois de forains ou contre certaines patrouilles de l’armée. Ces jihadistes  parviennent toujours à porter l’estocade à leurs adversaires grâce à la complicité des jeunes qu’ils recrutent. Mais aussi à la grande complicité de certains peuls du Niger voisin qui les ont rejoint depuis l’attaque d’un convoi de forains à Tamkoutat et qui avait  entrainé la mort d’une trentaine de touaregs, tous issus de la communauté des Imghads.  Cette attaque qui a réveillé les antagonismes ethniques,  avait été suivie par un accrochage meurtrier entre des Touaregs  et  des hommes armés réputés proches du MUJAO dont beaucoup de Peuls nigériens.

 

 

A Ménaka, point de départ de la rébellion de 2012 et première  localité à avoir été annexée par les groupes armés,  ce sont des assaillants du mouvement national de libération de l’Azawad qui dictent leur volonté. Ces derniers érigent  des barrages en dehors de la ville et font payer des taxes à certains  forains tout en pillant d’autres.

 

 

En dépit des nombreuses patrouilles de l’armée malienne et de ses alliées, la menace d’insécurité reste  réelle.

 

 

Il y a lieu de préciser que la récente tournée du chef d’Etat-major général des armées, le général de division Mahamane Touré s’inscrit dans cette volonté de renforcement du dispositif sécuritaire dans les zones libérées.

 

Abdoulaye DIARRA

SOURCE: L’Indépendant

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