Quand IBK met la Plateforme à l’abri des sanctions internationales et évite l’escalade de la violence

Les dirigeants de la Plateforme des mouvements d’autodéfense ont,  à l’issue de la rencontre qu’ils ont eue, le vendredi 28 août dernier, avec le chef de l’Etat,  décidé finalement de se retirer d’Anéfis. Il nous revient qu’au cours de cette rencontre, une première entre la Plateforme et Ibrahim Boubacar Kéïta, celui-ci a insisté face à ses hôtes sur la nécessité d’un retrait d’Anéfis, zone fortement litigieuse entre les deux grands groupes signataires de l’accord pour la  paix et la réconciliation nationale. Même s’il reste entendu que le maintien de la Plateforme dans cette localité, située à près d’une centaine de kilomètres de Kidal (fief de la CMA) était partagé par l’écrasante majorité des Maliens. Plusieurs raisons semblent motiver la décision du président de la République.

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Primo: Nous sortons d’une crise qui commence à peine à être définitivement réglée à travers la composition d’un comité de suivi qui est l’organe majeur du dispositif pour la mise en œuvre de l’accord, l’interprétation de son contenu, l’élaboration du chronogramme d’exécution des tâches à accomplir et la conciliation des positions sous la conduite de l’Algérie, chef de file de la médiation internationale.

Il s’agit,  pour le chef de l’Etat,  de faire en sorte que cet accord,  qui est le fruit de huit mois de pourparlers inclusifs inter-Maliens,  ne soit compromis par des incidents malheureux entre la Plateforme et la CMA qui doivent travailler ensemble pour restaurer l’intégrité territoriale et asseoir une paix véritable et définitive.

En sa qualité de garant de l’unité nationale, il était de sa responsabilité de faire en sorte que ces groupes signataires ne puissent plus faire usage des armes,  précise une source proche de la  médiation.

Secundo : La décision du chef de l’Etat d’exhorter la Plateforme à se retirer d’Anefis ne peut qu’être salutaire pour plusieurs raisons. Elle met les unionistes à l’abri des sanctions de la communauté internationale, principalement du Conseil de sécurité de l’ONU,  qui suit de très près l’évolution de la situation sur le terrain. Une éventuelle sanction contre ce mouvement pourrait sonner la fin de l’accord d’Alger et l’de favoriser l’escalade de la violence au nord du Mali, aggraver la souffrance des populations et retarder la relance économique du pays, notamment les régions du nord.

Aussi, la décision du chef de l’Etat d’un retrait d’Anéfis ne contribue qu’à sauver la Plateforme et,  au-delà, la paix au Mali.

Abdoulaye DIARRA

 

Source: L’Indépendant

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