PROTECTION DES CIVILS : LES FORCES CONJOINTES DU G5 SAHEL ET LE HAUT COMMISSARIAT DE DROIT DE L’HOMME OUVRENT LE DEBAT

C’était la semaine dernière Où les forces conjointes du G5 sahel ont entamé un atelier de sensibilisation pour la protection des civils, durant (4) quatre jours à Bamako. En présence du coordonnateur du projet d’appui à la FCG5Sahel M julien Attakla Ayinon et représentant adjoint du haut commissariat aux droits de l’homme au Mali M.Paul d’Auchamp, colonel Souleymane Doumbia du G5 sahel au Mali.

Ce nouveau Projet est un appui à la force conjointe du G5 sahel dans la mise en œuvre du cadre de conformité aux droits de l’homme et au droit international humanitaire, soutenu financièrement par l’union européenne et le Royaume de Norvège. Démarré en avril 2018 et composé d’un ensemble innovant de mesures concrètes, systématiques, se renforçant mutuellement, et de mécanisme pour prévenir, atténuer et répondre aux violations potentielles du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire lors de la conduite d’opérations par la force conjointe du G5 sahel. Cette dernière est constituée des contingents militaires du Burkina faso, du Mali, de la Mauritanie, Tchad et du Niger. Il vise à permettre à la FC G5S de mieux réaliser ses objectifs militaires, tout en atténuant les éventuelles retombées négatives sur la population civile, notamment les femmes et les enfants et autres personnes vulnérable et gagne ainsi la confiance des populations civiles. Dans le cadre de son appui à la réalisation de ces objectifs, le haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme promet une approbation aux niveaux nationaux et régionaux du cadre de conformité. A cet effet, les équipes de HCDH se déploient progressivement dans les cinq pays du G5 sahel. Elles fournissent un appui technique et financier à la FC G5S pour mettre en œuvre le cadre de conformité et contribuent au renforcement du cadre existant de surveillance et établissement des rapports sur les droits de l’homme.

L’Objectif de cet atelier est de sensibiliser, former et consulter les parties prenantes des pays du G5 Sahel dans le cadre du processus d’élaboration d’une stratégie régionale de protection des civils dans le contexte des opérations miliaires de la FCG5S.
A l’ouverture des travaux, le Colonel Souleymane Doumbia, a affirmé que : « C’est un honneur pour moi de prendre la parole au nom du Commandant conjointe du de la Force G5 Sahel, à l’occasion du lancement de l’atelier diagnostic et de consultation des parties prenantes dans le cadre du processus d’élaboration d’une stratégie régionale de protection des civils dans l’espace du G5-Sahel ». Cette thématique est d’un grand intérêt pour nous, les militaires composants la Force Conjointe, car elle revêt l’essence même de notre vocation : protéger les civils.
Mme Julie Mainard représentant de l’Union Européenne a signalé sa
Satisfaction pour l’UE de soutenir et de participer à cet atelier qui a pour objectif de sensibiliser, former et consulter les parties prenantes des pays du G5 Sahel dans le cadre du processus d’élaboration d’une stratégie régionale de protection des civils dans le contexte des opérations militaires de la FC-G5S.
Durant quatre jours d’échanges, des interrogations ont porté sur plusieurs points à savoir l’état des lieux de la crise sécuritaire actuelle au Mali : genèse, manifestations, perspectives et recommandations.
Ensuite, l’analyse des causes et conséquences des conflits (y compris intercommunautaires) et du terrorisme ; partage d’expériences des participants, pour ne dire que ceux-ci.
Il est à signaler que les membres du réseau Media et droits de l’homme au Mali, ont pris part à cet atelier avec assiduité.

Dramane KONTA

 

Source: EchosMédias

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