Projet d’appui à la stabilisation et à la paix au Mali : LA COOPERATION ALLEMANDE AU SERVICE DE LA RECONCILIATION

Le ministre de la Réconciliation nationale, Mohamed El Moctar, a présidé hier l’ouverture de l’atelier sur le bilan et les perspectives 2017 du Projet d’appui à la stabilisation et la paix (PASP). L’événement s’est déroulé à l’hôtel Radisson, en présence de Rebekka Rust, responsable du contrat de coopération et les membres de l’équipe technique du Projet d’appui au processus dialogue et réconciliation (PAPDR).

Mohamed El Moctar ministre reconciliation nationale

L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali prévoit de nombreuses réformes importantes et constitue désormais le cadre de référence central pour les efforts visant à rétablir la stabilité, la réconciliation et la paix dans notre pays. Au niveau du gouvernement, les efforts pour la paix et la réconciliation reposent particulièrement sur trois institutions à savoir le ministère de la Réconciliation nationale, la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) ainsi que le secrétariat du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord. Le nouveau PASP est le prolongement du Projet d’appui au processus dialogue et réconciliation 2013-2016. Ce dernier a contribué à poser les bases pour l’entrée en activité des institutions susmentionnées mais aussi, dans la première phase critique du processus de paix, d’améliorer la communication sur les négociations en cours, puis sur l’accord de paix et de promouvoir le dialogue dans les régions.
Ainsi, tout en s’appuyant sur ces résultats, le nouveau projet élargit le champ de la contribution allemande par des nouvelles structures partenaires et une nouvelle thématique : la stabilisation du pays par le biais de micro-projets. L’objectif principal du PASP, dont le coût se chiffre à 500 millions d’euros, est un processus de stabilisation et paix inclusif prenant en compte les besoins de développement et de réformes définis dans l’Accord pour la paix et la réconciliation.
Il est initié par le ministère allemand des Affaires étrangères et piloté par l’Agence de coopération allemande (GIZ). En rendant les dividendes de la paix perceptibles pour la population, le projet renforce la confiance de celle-ci dans le processus de paix ainsi que dans l’État malien. Les institutions de « l’architecture de paix » de notre pays sont à même de contribuer à un processus de stabilisation et de paix inclusif ainsi qu’à rendre les dividendes de la paix perceptibles.
Par conséquent,  Rebekka Rust a souligné que « la nouvelle évolution cette année, est la mise en œuvre des micro-projets à l’image de celui qui a été réalisé, avec succès, dans le cercle de Bourem ».
Quant au ministre Mohamed El Moctar, il a indiqué que le partenariat GIZ/ministère de la Réconciliation nationale constitue un modèle, avant de féliciter et d’encourager la coopération allemande à améliorer ce bon climat  de collaboration.

Babba B. COULIBALY

 

Source: essor

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