Projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali : Les FARE s’insurgent !

« Nous rejetons ce document qui nous décrit un État fédéral. Voilà
entre autres phrases que les Forces alternatives pour le renouveau et
l’émergence (FARE AnkaWuli) ont rejeté  le document de préaccord que
la médiation internationale dirigée  par l’Algérie vient de proposer
aux parties.  Ce projet d’accord  est déstabilisateur pour l’ensemble
de la nation. Et,  prouve à suffisance la partition du Mali », a
évoqué le  parti de l’éléphant du  Wassoulou,  non moins  ex-Premier
ministre, M. Modibo Sidibé,  à travers une déclaration.

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Le parti FARE constate avec regret que le  projet d’accord pour la
paix et la réconciliation au Mali issu du dernier round des
discussions d’Alger n’est que la forme structurée du premier document
de synthèse issu des travaux de la deuxième phase des pourparlers.

A titre de  rappel,  il faut noter que ce Document avait été rejeté
par la quasi-totalité des Maliens, y compris le Président de la
république qui avait tenu à en informer formellement les partis de
l’opposition  lors de la rencontre du  20 novembre 2014, affirmant à
cette occasion qu’il a perçu que l’ensemble national est cohérent.
Opposition et pouvoir ont eu les mêmes réactions sur les mêmes points
contenus dans le document .Les FARE se sont dits  inquiets d’entendre
le gouvernement soutenir que ce projet pourrait constituer une  une
avancée vers la conclusion d’un accord de paix.

A l’évidence, le Gouvernement se contente d’une lecture au pied de la
lettre des dispositions de ce projet. Le parti FARE estime que la
question n’est plus de rechercher dans ledit Document les mots «
Fédération ou autonomie », mais plutôt ses dispositions qui nous
mènent à la réalité de ces notions.

Et sur ce plan, le fameux Projet d’Accord nous décrit un État fédéral.
Les différentes dispositions édictées dedans  sont déstabilisatrices
pour l’ensemble de la nation. Elles consacrent par ailleurs la
partition du Mali comme signalée  dans notre Déclaration du 13
novembre 2014.

Cette partition,  si elle devait avoir lieu, ferait du nord du Mali
une zone de non droit livrée aux djihadistes et aux narcotrafiquants
dont les conséquences sécuritaires pourraient dépasser de loin les
capacités d’interventions des pays du champ et leur alliés, et
contribueraient a l’expansion néfaste de l’intégrisme et de
l’intolérance religieuse.

Le projet d’accord de paix qui nous est soumis divise les Maliens en
deux catégories complètement différentes de citoyens devant la loi,
selon que l’on soit du Nord ou d’autres points cardinaux du Mali.

En outre, il faut noter que les modalités de représentations des
régions du nord à l’Assemblée Nationale, à la fonction publique
territoriale ou dans toute autre institution de la république ne
pourront être envisagée que dans le cadre de l’égalité des citoyens
devant la loi et le respect stricte de la Constitution du Mali.

Le parti FARE regrette que le Gouvernement se contentant de
concertations biaisées, refuse de soumettre ce document à
l’appréciation des Maliens dans un débat national  comme indiqué dans
la feuille de route.

En tout état de cause, le Parti FARE dit non à ce projet et engage le
Gouvernement et le président de la république du Mali à  le rejeter
dans son entièreté et d’entreprendre toute action indispensable visant
à sauvegarder l’intégrité territoriale du Mali, assurer la paix, la
cohésion sociale de la nation malienne et la liberté de chaque
citoyen.

De même, le parti FARE demande à la Communauté Internationale et
particulièrement aux États du Sahel et aux autres partenaires
bilatéraux du Mali, d’entendre le message du peuple malien et de
renforcer la lutte contre le terrorisme et la transformation du
septentrion malien en une zone de non droit livrée aux narco
trafiquants et aux djihadistes de tout acabit.

Pour ce faire, les États voisins du Mali doivent impérativement
arrêter tout soutien diplomatique et politique aux MNLA, HCUA et MAA,
et mettre fin à toutes les facilités d’hébergement et de mouvement des
membres de l’ensemble des groupes armés du Mali.

Source: Autre presse

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