Minusma : «Ça mange, Ça dort», selon un officier français

Si dans quelques rares pays, la mission des nations unis a pu rester dans la logique de sa charte, ici au Mali, les casques bleus (comme ils sont appelés) semblent ignorer tout de leur raison d’être. D’une ville à une autre les casques bleus changent d’objectif et changent d’ennemi. Pour qui roulent-ils ?

La Mission des Nations Unis pour la stabilité au Mali tranche carrément avec tout principe de paix et de stabilité. Au lieu d’assurer la quiétude et la stabilité ou contrôler la sécurité, les casques bleus opérant au Mali sont devenus, pour les populations civiles, plus traumatisants que toutes sortes de menaces. Loin d’assurer la sécurité, ils constituent un pire danger pour les citadins des villes qu’ils occupent et exposent celles-ci à toute sorte d’insécurité. L’audace a conduit cette mission jusqu’à se substituer à l’Etat malien (du moins ce qui en reste) pour signer des protocoles entre les parties belligérantes. Quand elle est prise pour cible par des manifestants pacifiques, elle n’hésite pas leur tirer dessus à balles réelles. Ou encore quand une explosion se passe à quelques minutes du passage d’une patrouille, celle-ci fait la sourde oreille et fuit pour s’engouffrer dans leur bunker. «La MINUSMA se sert à rien. Ce Général a très vite pris goût aux politiques militaires affairistes de l’Etat major de l’armée malienne. Pour des raisons que lui seul connait, il a vite tissé des affinités avec la famille présidentielle. Tout naturellement, l’homme étant le fruit de son milieu, le Général se trouve désintéresser de sa mission régalienne au même titre que ses nouveaux amis de la famille présidentielle. La Minusma compose tantôt avec la CMA, tantôt avec les anciens du Mujao, tantôt avec l’Etat malien. Nous ne savons plus à quelle politique elle joue. Ce qui est sûr, elle est préoccupée vraiment de sa ration alimentaire qu’elle ne quitte jamais des yeux. Ainsi donc, ca mange et sa dort», nous a confié un officier français.

Moulay Hassan

 

Source: Le HOGGAR

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.