Médecins sans frontières (Tombouctou) : La cruauté d’un chef

La Direction de l’hôpital de Tombouctou décide d’évacuer urgemment sur Bamako une fillette souffrant atrocement de paludisme grave, d’épilepsie et de séquelles de méningite bactérienne. Recours est fait à Médecins Sans Frontières (que l’hôpital abrite) qui est seul à pouvoir ordonner l’évacuation de la petite par vol CICR. Refus catégorique du représentant de l’ONG, malgré cette autre intervention du Directeur régional de la santé de Tombouctou.

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Le ministère malien de la  santé doit mettre fin à ce genre de comportement.

Le serment d’Hippocrate est normalement connu par tout médecin à travers le monde et, tous doivent en faire un sacerdoce. Difficile cependant  de croire que c’est le cas de ce docteur de Médecins Sans Frontières, un certain Rafael, de nationalité congolaise et qui, à l’hôpital régional de Tombouctou s’illustre pour son indifférence face à la souffrance des malades. Toute chose qui lui vaut un certain mépris des tombouctiens. A juste raison.

L’histoire de cette fillette dont il a refusé l’évacuation par le vol CICR (du vendredi 22 avril 2016), malgré l’intervention du directeur régional de la santé de Tombouctou a ému et indigné plus d’un.

En effet, le jeudi 14 avril 2016, une fillette âgée de 12 ans a été admise  aux Urgences à l’hôpital régional de Tombouctou. Là, le diagnostic a été fait : paludisme grave, épilepsie et séquelles de méningite bactérienne. Or, de spécialiste en pédiatrie, l’hôpital n’en dispose pas. Quelques jours après, la direction de l’hôpital décide alors d’évacuer l’enfant sur Bamako. Compte tenu de l’urgence de la situation, le directeur   propose à MSF à travers son responsable (un certain Rafael), l’évacuation de la petite par un vol CICR du vendredi 22 avril. Refus catégorique de ce dernier. C’est alors que les parents de la malade décident de contacter le Directeur régional de la santé. Celui-ci,  docteur de son état également et ayant constaté la nécessité d’évacuer rapidement le patient sur Bamako, contacte à son tour le CICR. Là  aussi, le refus a été catégorique.

Certainement, le médecin congolais de MSF a adopté cette attitude cruelle parce que, volontairement, il a mal interprété cette partie de la charte de MSF qui indique :’’ les médecins sans frontière s’engagent à respecter les principes déontologiques de leur profession et à maintenir une totale indépendance à l’égard du pouvoir, ainsi que de toute force politique, économique ou religieuse.’’

Qu’est-ce que ceci a-t-il à voir avec une demande d’évacuation d’un malade par la direction de l’hôpital de Tombouctou ?

Le médecin (MSF) indésable de Tombouctou, qui n’est pas à sa première histoire,  a-t-il tenu compte de cette autre partie de la charte de MSF qui stipule : « Les Médecins Sans Frontières apportent leurs secours aux populations en détresse, aux victimes de catastrophes d’origine naturelle ou humaine, de situation de belligérance, sans aucune discrimination de race, de religion, de philosophie ou de politique » ?

C’est ainsi que, les deux responsables de la santé à Tombouctou décident de faire évacuer à bord d’une ambulance la petite fille qui, fort heureusement a pu supporter le long voyage par la route et se trouve actuellement à l’hôpital du Mali  et en de bonnes mains.

Il faut saluer le professionnalisme de ces responsables  (le directeur régional de la Santé de à Tombouctou et celui de l’hôpital) tous des médecins, pour leur respect pour la vie et leur détermination à prouver que leur département de tutelle est responsable et s’assume. Quand bien même, il est à déplorer le fait qu’à l’hôpital de Tombouctou, il n’y a aucun pédiatre, neurologue, cardiologue ou traumatologue.

Par ailleurs, même si MSF est une ONG indépendante, dès lors qu’elle s’installe dans un pays et dans une structure étatique, n’a-t-il pas le devoir de respecter ses responsables?

Les ONG, quelque soit leur domaine d’intervention au Mali n’y apportent qu’un appui appréciable certes, mais bien insignifiant   par rapport aux actions que posent  nos hautes autorités en faveur de nos populations. Elles ne sauraient donc constituer une autorité parallèle à celles du Mali.
Boubacar Sankaré

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